Archive pour juillet 2006

PROPOS DE SARKOZY

Jeudi 27 juillet 2006

COMMUNIQUÉ DE RL

lundi 1er mai 2006

En lançant devant les nouveaux adhérents de l’UMP que “Si certains n’aiment pas la France, qu’ils ne se gênent pas pour la quitter” N. Sarkozy reprend le slogan de Le Pen et De Villiers “La France tu l’aimes ou tu la quittes” et par là, confirme sa volonté d’aller chercher une à une les voix de l’extrême droite.

En tant que n° 2 du gouvernement ses propos sont inadmissibles et inacceptables. Cette déclaration ne touche pas simplement les personnes issues d’une autre culture mais attaque l’être humain dans son intégrité et est à l’encontre de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

Elle remet en cause le droit d’asile que la France jusqu’à présent s’est toujours targuée de défendre et d’appliquer. A moins d’un an de la présidentielle, en parallèle avec la réforme sur l’immigration qui prône une immigration choisie selon une utilité économique, et les mesures sécuritaires, le visage de Sarkozy et de “son” gouvernement est de plus en plus clair : faire reculer nos droits, nos libertés, stigmatiser les étrangers.

Ras l’front condamne ses propos et rappelle que la lutte contre le fascisme est un combat quotidien. Nous sommes contre ce projet et faisons partie du collectif “Uni(e)s contre une immigration jetable”. Comme vient de le prouver la mobilisation contre le CPE, seules l’unité et la détermination dans le combat et la résistance s’imposent.

COMMUNIQUÉ DE RAS L’FRONT…

Jeudi 27 juillet 2006

jeudi 18 mai 2006

COMMUNIQUÉ DE RAS L’FRONT SUR L’ACCESSION AU POUVOIR DE L’EXTRÊME-DROITE EN POLOGNE

Afin de former une majorité au parlement, le parti conservateur au pouvoir en Pologne, “Droit et Justice” pactise avec l’extrême droite. Les partis d’extrême droite Samoobrona (Autodéfense) et La Ligue des Familles Polonaises (LFP) rentrent ainsi au gouvernement et obtiennent 5 ministères, dont 2 postes de vice-premier ministres : l’un pour Andrejz Lepper, président de Samoobrona (anti-européen ayant par le passé loué la main de fer du président biélorusse Loukachenko, ou le succès de la politique économique de Hitler) ; l’autre pour Roman Giertych, président de la LFP.

Eurodéputé ultra-catholique, Giertych est fils et petit-fils d’idéologues de l’extrême droite nationaliste polonaise et semble assumer cet héritage. Sa nomination est d’autant plus dangereuse qu’il est en charge de l’Education. Ceci constitue un signal inquiétant pour les droits des homosexuels et des femmes, compte-tenu de ses prises de position homophobes, contre l’euthanasie et l’avortement. Il est notamment le fondateur des “Jeunesses Polonaises” en 1989, organisation menant des actions violentes contre les manifestations d’homosexuels et féministes. La LFP, parti nationaliste, ultra-catholique, anti-européen, est de plus réputée proche de Radio Marya, connue pour ses dérapages antisémites.

Alors que les crimes récents d’Anvers prouvent une fois de plus que la banalisation de la parole raciste facilite le passage à l’acte criminel, le Réseau de Lutte contre le Fascisme Ras l’front s’insurge contre la légitimité ainsi donnée aux idées d’extrême droite et dénonce également le silence assourdissant de l’Union Européenne.

Malgré la démission du Ministre polonais des Affaires Etrangères opposé à l’alliance avec ces partis, qui ont un discours violemment anti-européen, l’Union Européenne reste silencieuse. Ce manque total de réaction officielle, face à l’accession de l’extrême droite au pouvoir dans l’un des pays les plus peuplés de l’Union tranche avec les prises de position claires et rapides contre la participation du FPÖ de Haider au gouvernement en Autriche en 1999.

Il s’agit là dun révélateur alarmant de la banalisation du discours d’extrême droite au niveau européen, et de la faible volonté à s’opposer au retour d’un ordre moral dangereux. Cette passivité face aux victoires de l’extrême droite ouvre le champ à d’autres reculs, à la remise en cause de nos droits et libertés.

Ras l’front condamne ces silences et appelle l’Union Européenne à se ressaisir et les citoyens européens à exercer la plus grande vigilance contre les alliances avec l’extrême droite, en Pologne… comme ailleurs.

Islamophobie dans les cimitières…

Samedi 8 juillet 2006

Une quarantaine de tombes musulmanes profanées dans un cimetière de la banlieue de Londres

Une quarantaine de tombes musulmanes ont été profanées, des pierres tombales ont été brisées et des photos arrachées dans un cimetière de la banlieue sud-est de Londres, a annoncé la police britannique jeudi soir.

«Nous traitons ce crime avec la plus grande gravité car il semble avoir été motivé par la haine de la foi musulmane», a dit Karl Amos, un inspecteur de l’unité de sûreté publique de Greenwich.

Le cimetière est à Charlton, un village situé sur la rive sud de la Tamise et à l’est de Greenwich. Toutes les tombes profanées étaient situées dans le même carré. Les dégâts ont été constatés jeudi et la police que les faits se sont produits la nuit précédente. AP AP – 19 mars 2004 Grande-Bretagne : Le British Council licencie un salarié auteur d’articles anti-musulmans Un chargé de communication du British Council a été licencié après avoir écrit sous un pseudonyme des articles anti-musulmans qui avaient été publiés par le Sunday Telegraph, rapporte la presse britannique jeudi.

Le British Council, l’agence gouvernementale responsable de la promotion de la culture anglaise à l’étranger, a confirmé avoir licencié un attaché de presse expérimenté, Harry Cummins. Dans quatre articles signés Will Cummins, il a dénoncé le “coeur noir de l’Islam”, et accusé les musulmans d’avoir “le jihad mondial au programme”, selon les journaux. “Les chrétiens sont les premiers habitants et les propriétaires légitimes de presque toutes les terres musulmanes, et se comportent avec une humilité qui est très loin de l’attitude menaçante à laquelle nous nous sommes habitués de la part des musulmans”, a-t-il écrit dans le journal de droite Sunday Telegraph. Un journaliste du quotidien concurrent de gauche, The Guardian, a révélé l’identité de Cummins il y a quatre semaines, déclenchant une vague de protestations de la part de groupes musulmans.Un porte-parole du British Council a fait savoir au Daily Telegraph que l’institution avait traversé “des moments difficiles et destructeurs”.

Dans le Guardian, un porte-parole a décrit les propos de Cummins comme “l’antithèse de toutes nos valeurs”. Le Sunday Telegraph n’a pas souhaité faire de commentaires dans la presse au sujet de cette affaire.

AFP - 02 sept 2004 - http://actu.voila.fr/  

Des encarts publicitaires islamophobes…

Vendredi 7 juillet 2006

Suisse : Presse islamophobe mais pas antisémite
Les médias suisses alémaniques donnent une image positive des Juifs, mais pas forcément des Musulmans.
C’est ce qui ressort d’une étude de l’Université de Zurich, patronnée par la Commission fédérale contre le racisme.
Il n’existe pas de ressentiment particulier envers les Juifs dans les médias alémaniques.
C’est la conclusion principale d’une étude conduite par l’Institut de sociologie de l’Université de Zurich et présentée jeudi à la presse. Pendant une année, les chercheurs ont passé à la loupe les pages de dix grands journaux, ainsi que les émissions des chaînes de radio et de télévision publiques. Toutefois, il faut expressément exclure de ce bilan globalement positif les comptes-rendus du conflit au Proche-Orient. Ici, les Juifs endossent le rôle de peuple impérialiste, même si l’image est souvent corrigée par un rappel des persécutions qu’ils ont subi.
Les Musulmans, par contre, s’en tirent moins bien. Ils sont souvent décrits de manière non différenciée comme auteurs ou responsables de conflits, ou encore comme agresseurs. La plupart du temps, ces qualificatifs s’appliquent à des «fondamentalistes musulmans» ou des «islamistes». Mais les auteurs de l’étude sont bien conscients du risque de généralisation.
SuissInfo
 

Suisse : Un encart publicitaire anti-musulman blessant

Choquées, blessées…. La communauté musulmane, la commission fédérale contre le racisme et celle des étrangers dénoncent la campagne menée dans la presse par un certain ‘Comité contre les naturalisations’.
Pour autant, personne n’envisage de poursuites judiciaires contre les auteurs de cette publicité.
Signataire de l’encart publicitaire en question, ce ‘Comité contre les naturalisations en masse’ affirme que, si l’évolution se poursuit, «les musulmans seront bientôt la majorité dans ce pays».
Et, pour arriver à ses fins, il manipule et extrapole des données statistiques officielles.
Une publicité politique qui s’inscrit dans la droite ligne de diverses affiches à caractère raciste publiées par l’Union démocratique du centre (UDC/ droite dure) ces dernières années.
Pour mémoire, vendredi dernier, SOS Racisme avait déjà réagi à une affiche de l’UDC montrant un cageot rempli de passeports à croix blanche et des mains multicolores se tendant vers les documents, prêtes à s’en saisir.
Le «Comité contre les naturalisations en masse» a d’ailleurs son siège à l’adresse du conseiller national UDC Ulrich Schlüer. Coïncidence?
«Cette affiche n’a pas été faite par l’UDC et nous ne finançons pas ce Comité», dément pourtant Roman S. Jäggi, porte-parole de l’UDC.
«Mais nous la considérons comme positive, poursuit-il. Car il est important d’informer la population en vue des votations du 26 septembre. Son contenu est purement informatif et sans aucune allégation à caractère xénophobe.»
Une projection totalement erronée

Informatif et pas raciste? Cet avis n’est, et de loin, pas partagé par tout le monde.
«Cette projection est totalement absurde», tonne Mario Tuor, porte-parole de l’Office fédéral de l’immigration. Car si le taux de musulmans doublait effectivement tous les dix ans en Suisse, il serait de 144% en 2050.»
«De plus, ce ‘comité’ omet volontairement des données qui contredisent sa thèse, telle que la baisse du nombre de naturalisation en 2003 par exemple.»

La commission fédérale des étrangers (CFE) et la commission fédérale contre le racisme (CFR), elles, se disent choquées et inquiètes.
En affirmant que les musulmans seraient bientôt majoritaires en Suisse grâce aux naturalisations facilitées, les auteurs de l’annonce cherchent à faire peur, estime la CFE.
Georg Kreis, président de la CFR considère pour sa part le contenu de cette annonce comme diffamatoire puisqu’elle présente un groupe religieux dans son ensemble comme une menace pour la Suisse.
Pas de plainte!

«Mais la CFR ne va pas porter plainte, souligne Georg Kreis. Il s’agit d’un délit officiel et c’est aux autorités de réagir et de vérifier si la norme antiraciste n’a pas été violée. La CFR a une fonction politique et non pas juridique.»
Professeur de sociologie à l’Université de Berne et président de la Coordination des organisations islamiques suisses, Fharad Afshar confirme également qu’aucune plainte ne sera déposée par une organisation musulmane.
«Cette annonce a blessé tous les musulmans de Suisse, rapporte-t-il. Mais nous avons déjà consulté des avocats à plusieurs reprises et nous savons par expérience qu’il est impossible de déposer plainte contre ce genre de publicité. Cela ne servirait à rien.»
Une analyse corroborée par Marcel Niggli dans la SonntagsZeitung. Le professeur de droit à l’Université de Fribourg y explique qu’une telle publicité ne tombe pas sous le coup de la loi antiraciste.

Un amalgame honteux

«L’UDC continue de faire campagne en utilisant la peur et le refus de la différence. Il ne manifeste aucune volonté de comprendre ce que signifie l’appartenance à l’Islam», précise pour sa part Ahmed Benani.
Professeur d’anthropologie des religions à l’université de Lausanne, il condamne fermement la prise de position de Sami Aldeeb, responsable du droit arabe et musulman de l’Institut de droit comparé à Lausanne, sur laquelle s’appuie en partie la publicité parue dans presse.
Pour Ahmed Benani, la plupart des musulmans qui vivent en Suisse sont parfaitement intégrés. Et, selon lui, toutes les études montrent que seuls environ 10% d’entre eux pratiquent leur religion.

A noter que, selon la commission fédérale des étrangers, la proportion de musulmans en Suisse est actuellement de 4,5 %. Et la majorité d’entre eux appartiennent à des communautés qui rejettent les tendances fondamentalistes.

Swissinfo - 6 sept 2004 - 
http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=200001&sid=5194523

La justice condamne….

Vendredi 7 juillet 2006

30-06-2006

La justice condamne un centre de formation pour discrimination à l’égard d’une musulmane.

Le Collectif Contre l’Islamophobie en France (CCIF) tient à exprimer sa satisfaction à la lecture du jugement rendu par le Tribunal correctionnel de Créteil, le 14 juin 2006, dans l’affaire opposant Mme Benkirane au Centre de Formation par l’Apprentissage Sup 2000 (CFA SUP 2000).

Le CFA SUP 2000 a été condamné au versement de la somme de 10 000 €uros à titre de dommages et intérêts en réparation du préjudice subi par la victime, à 2 000 €uros d’amende avec suris et à 1.500 €uros au titre des frais exposés par la victime pour faits de discrimination à raison de l’appartenance à une religion déterminée.

En juin 2005, Madame Benkirane avait postulé auprès du CFA SUP 2000 afin de suivre la formation «Master 2 Audit Comptable et Financier» dans le cadre d’un dispositif de formation en alternance, à compter de la rentrée universitaire 2005. La victime, dont la candidature avait été acceptée dès le mois de juillet 2005 par le CFA SUP 2000, a fait l’objet d’une mesure d’exclusion pour port du voile, notifiée le 21 octobre 2005, quelques jours après la rentrée universitaire.

Cette décision arbitraire avait été prise sur la base du règlement intérieur du CFA SUP 2000 qui proscrit, en toute illégalité, le port « des insignes à caractère religieux ». Rappelons que la loi du 15 mars 2004, qui vise à interdire le port de signes religieux à l’école, ne concerne que les élèves de l’enseignement public scolarisés dans les écoles primaires, les collèges et les lycées.

Dès la notification de son exclusion, Mme Benkirane a pris contact avec le CCIF, crée en 2004, afin d’apporter un soutien moral et juridique aux victimes de discriminations religieuses. Le CFA ayant formé appel du jugement, le CCIF s’est engagé à poursuivre son soutien, et son assistance juridique à Mme BENKIRANE en appel. Au-delà d’une injustice en voie de réparation, cette affaire met en évidence l’intolérance qui tend à dominer les esprits dans notre société, et qui s’attaque au foulard comme symbole de la pratique musulmane visible. Elle est un avatar de la loi du 15 mars 2004 qui proscrit le port du foulard à l’école, dont certains voudraient étendre abusivement le champ d’application.

SOS pour Rachid, PaCSé lui aussi…

Vendredi 7 juillet 2006

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Islamophobie

Jeudi 6 juillet 2006

Italie : «La burqa est le cheval de Troie des musulmans»  

Un maire de la Ligue du Nord en guerre ouverte avec une Italienne convertie et entièrement voilée, à Drezzo. Italienne convertie à l’islam, Sabrina Varroni ne sort pratiquement plus de chez elle. Dans la commune de Drezzo, à proximité du très paisible lac de Côme, son cas déchaîne les passions et la burqa qu’elle endosse est devenue un sujet de controverse dans tout le nord de l’Italie et jusqu’à Rome. Depuis son élection au fauteuil de maire du petit bourg lombard de mille habitants, Cristian Tolettini lui a déclaré une guerre ouverte. Militant de la xénophobe Ligue du Nord, le jeune édile de 29 ans connaît pourtant bien Sabrina Varroni. Ils ont fréquenté l’école ensemble. Mais depuis qu’elle a épousé un ouvrier marocain, dont elle a eu quatre enfants, leurs rapports se sont détériorés. Après un voyage à La Mecque, Sabrina Varroni, 34 ans, a entièrement couvert son visage.  

Amende. Dès juillet, Tolettini prend un arrêté municipal interdisant la burqa dans les lieux publics. Le 11 septembre, alors qu’elle attend ses enfants devant l’école, Sabrina Varroni est convoquée par un huissier qui fait vérifier son identité par une employée, puis lui intime l’ordre de retirer, à l’avenir, sa burqa. Refus. Le lendemain, elle reçoit une première amende de 41,32 euros. Puis une seconde, du même montant, deux jours plus tard. «Le port de la burqa est une violation continue et répétée de la loi», soutient le maire sur la base de l’article 85 d’un décret royal de 1931, adopté sous le régime fasciste, et qui interdit de se promener masqué dans des lieux publics. Ce texte avait été complété en 1975 par une autre loi visant à faciliter l’identification des personnes. «La loi de 1975 a été rédigée en pensant au terrorisme des Brigades rouges et, aujourd’hui, je pense que les raisons de sécurité ne manquent pas», a justifié le maire. «Depuis des années, je porte le voile», a répliqué Sabrina Varroni qui explique : «Le décret royal parle de “masque”, or la burqa est une manifestation religieuse. En outre, la loi de 1975 précise que le visage peut être couvert pour des motifs justifiés. La foi religieuse en est un. C’est donc une violation des droits constitutionnels.» Bataille. L’avocat de Sabrina Varroni a décidé de présenter plusieurs recours. L’intéressée a même adressé une lettre publique au président de la République, Carlo Azeglio Ciampi, expliquant «j’ai peur (…) je n’ai jamais refusé de faire voir mon visage mais uniquement à des employés de sexe féminin». Il y a quelques jours, pour des motifs de compétence administrative, le préfet de Côme a annulé l’arrêté municipal de Drezzo. Mais la bataille continue et s’étend à plusieurs villes tenues par la Ligue du Nord. A Calolziocorte, dans la province de Lecco, comme à Laveno Mombello et Biandronno, près de Varese, ou encore à Pordenone, l’interdiction de la burqa est à l’ordre du jour. A Milan, la Ligue recueille les signatures pour demander «l’application de la loi». Les parlementaires du parti xénophobe souhaitent même durcir la mesure en prévoyant l’arrestation pour les femmes prises en flagrant délit de port de la burqa. A Trévise, l’adjoint au maire, Giancarlo Gentilini a donné des consignes précises aux policiers municipaux : «Dès que vous trouvez une femme portant une burqa, amenez-la immédiatement à la préfecture (…) sous la burqa peuvent se cacher des terroristes de cellules dormantes. Je veux avoir des certitudes concernant l’identité de ceux qui foulent chaque centimètre de mon territoire.» Une immigrée du Bangladesh a ainsi été conduite au commissariat.  

Craintes. Le débat fait rage et même Giorgio Armani est intervenu, en défense de Sabrina Varroni : «Il s’agit d’une question de respect pour les convictions, les cultures et les idées d’autrui. Il faut apprendre à coexister avec ces idées.» Et l’empereur de la mode d’ajouter à propos des raisons de sécurité invoquées par le maire de Drezzo : «Une femme peut avoir le visage découvert et être bourrée d’explosifs.» Au nom du gouvernement, le ministre des Rapports avec le Parlement, Carlo Giovanardi, a insisté : «Les lois doivent être respectées.» Une attitude partagée par l’association de femmes musulmanes en Italie qui craignent avant tout l’adoption d’une mesure qui interdirait également le voile islamique. Début septembre, le député de Forza Italia, Daniele Galli, a en effet déposé un projet de loi allant dans ce sens. En attendant dans plusieurs journaux progouvernementaux, la bataille antimusulmane se déchaîne, amalgamant lutte contre le terrorisme international et l’affaire de Drezzo. «La burqa semble être seulement un morceau de tissu, en réalité c’est le cheval de Troie des croyants musulmans, leur stratagème pour introduire leur civilisation chez nous», attaquait récemment le quotidien Libero. Hier soir, la Ligue du Nord a organisé une retraite aux flambeaux antiburqa dans les rues de Côme.  

 

Libération – 4 octobre 2004 - http://www.liberation.fr/page.php?Article=243297   

 

 

Islamophobie

Jeudi 6 juillet 2006

Un pasteur australien condamné pour islamophobie 

Danny Nalliah, pasteur d’une Église évangélique charismatique «Catch the Fire», a été reconnu coupable de violation de la nouvelle loi contre la discrimination raciale et religieuse («Tolerance Act») de l’État australien de Victoria, et devra payer des dommages et intérêts.

Le juge Michael Higgins a estimé, le 17 décembre, qu’un article paru dans le bulletin de l’Église incitait à la haine et à la crainte des musulmans, ainsi qu’un séminaire sur l’islam de mars 2002, à l’occasion duquel s’est exprimé un autre pasteur de cette Église, Daniel Scot.

Une plainte avait été déposée, au nom du Conseil islamique de l’État de Victoria, par trois Australiens convertis à l’islam, qui avaient assisté au dit séminaire. Les Églises australiennes sont divisées dans leur appréciation de cette décision, qui pourrait faire jurisprudence. Les Églises protestante (unie) et catholique ainsi que la communauté juive ont salué une juste décision.

Le procès a débuté le 15 octobre et a été suivi avec beaucoup d’attention en Australie, comme en Angleterre où une semblable loi «contre les propos dégradants contre le peuple ou la religion» est à l’étude. L’Australie compte 300000 musulmans, dont la majorité dans les villes de Melbourne (chef-lieu de l’État de Victoria) et de Sydney.

La nouvelle législation antidiscrimation est entrée en vigueur en janvier 2002. Deux mois plus tard, une première plainte était-déposée. 

Top Chrétien - 20 déc 2004
http://www.topchretien.com/topinfo/affiche_info_v2.php?Id=7755 
 
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