Archive pour la catégorie 'Actes islamophobes'

Islamophobie

Jeudi 6 juillet 2006

Etats-Unis : Prophète de l’apocalypse 

Plus de 128 000 internautes ont signé une pétition contre la maison d’édition Amazone pour avoir distribué le livre de Craig Winn ‘prophet of the Doom’ ou Prophète de l’apocalypse. Ce livre qui parle du prophète Mohamed (saw) commence avec ces phrases : « L’ISLAM repose sur Mahomet. Il est le seul prophète de cette doctrine, son fondateur unique et le seul interlocuteur de son dieu.….voleur, un menteur, un assassin, un tueur en masse, un terroriste, un belliciste et un pervers sexuel sans retenue, engagé dans la pédophilie, l’inceste et le viol. Il autorise déception, les assassinats, la torture, l’esclavage et le génocide. Il était un pirate, pas un prophète….’’  Les signataires de la pétition exigent d’Amazone l’arrêt de la vente et la distribution de ce livre ainsi que des excuses publiques au monde muslman pour les humiliations subies par les écrits de Craig Wain qui dit présenter l’Islam terroriste en se basant sur les propres récits de Mohamed. L’auteur dit qu’il veut que le monde, –et surtout les musulmans- connaissent Mahomet, Allah et Islam comme décrit dans leurs écrits saints. D’après Craig Winn: « La plupart d’hommes et de femmes concluront que Mahomet était un pirate et non pas un prophète ; et, un dieu qui est principalement vengeur, oublieux, contradictoire et irrationnel, et il n’est pas un dieu, après tout. C’est la seule conclusion rationnelle qui peut être tirée. Elle est basée sur l’vidence—-l’Islam condamne l’Islam suffisamment pour persuader même le plus sceptique’ » L’auteur admet qu’avant le 11 septembre 2001 il ne connaissait pas grand-chose de l’islam, il voulait savoir pourquoi des militants musulmans étaient en train de les tuer, alors il est allé à la source de la terreur islamique, il s’est arrangé pour rencontrer les terroristes eux-mêmes. Il a rencontré des membres d’al-Qaeda, de Jihad Islamique, le Brigade des martyrs d’al-Aqsa, et le Hamas. L’auteur dit avoir analysé les cinq livres les plus pieux d’Islam et consacré deux années pour l’étude de Mahomet et son message Pour conclure que « Les terroristes d’aujourd’hui n’ont pas corrompu leur religion, c’est l’Islam qui les a corrompus. Ils suivent l’exemple de leur prophète. » Craig Winn est un milliardaire, diplômé en marketing et finance de l’université de la Californie. Il a construit Winn Company une des principales sociétés de la vente en Amérique. Dans les années 80 Craig a fondé ‘’ dynastie’’, une compagnie internationale de l’éclairage. Dans les années 90 il a fondé ‘’ value America’’. 

14 janvier 2005 - http://www.babnet.net/rttdetail.asp?id=2108 

Etats-Unis : Propos anti-musulmans d’Ann Culter 

L’écrivain Américain Ann Culter a déclaré a propos des musulmans : “ils puent, ils sentent mauvais […] les gens du Moyen-Orient ne sont que de simples bédouins ne savant rien d’autre que de mener et monter des chameaux… […] tandis que les juifs et les chrétiens s’intéressent à la création de l’univers, les musulmans adorent un dieu qui ne crée rien“ Elle avait déjà déclaré dans la foulée du 11/09 à l’égard des musulmans: “il faut envahir leurs pays, tuer leurs dirigeants et reconvertir leurs peuples au christianisme“ 

EXTRAIT : article en arabe Site http://www.watan.com  

 

Amnesty condamne le racisme des forces de l’ordre aux Etats-Unis 

Les mesures de sécurité aux USA depuis les attentats du 11 septembre ont entraîné une hausse des interpellations sur la base des origines ethniques ou religieuses, selon Amnesty International. L’organisation condamne le «délit de faciès». «Les agences fédérales, sous prétexte de combattre le terrorisme, ont développé l’usage de cette pratique dégradante, discriminatoire et dangereuse» qu’est le délit de faciès, a dit lundi Curt Goering, directeur adjoint d’Amnesty International USA lors de la présentation d’un rapport sur le sujet. L’identification de suspects potentiels sur des bases ethniques ou religieuses toucherait environ un Américain sur neuf, selon le rapport. Environ 32 millions d’Américains ont été victimes du «délit de faciès». Le nombre est en forte hausse depuis les attentats du 11 septembre 2001 contre New York et Washington, ajoute Amnesty International. Le principe «viole les droits de l’homme, sape la sécurité nationale et tout simplement ne fonctionne pas», a dit M. Goering. Selon Amnesty, les personnes originaires du Moyen-Orient ou d’Asie du Sud et celles de confession musulmane ou sikh, sont les plus souvent exposées à ce racisme policier. 

ATS - 14 sep 2004 - http://www.24heures.ch/

L’islamophobie

Jeudi 6 juillet 2006

Peur - Un Néerlandais sur trois se sent menacé par la présence musulmane.
 

«Ce crime a été un catalyseur des divisions croissantes dans la société néerlandaise.» Ainsi parlait hier le procureur Frits van Straelen, lors de la première audience préliminaire du procès de Mohamed Bouyeri. Ce Néerlando-Marocain de 26 ans est accusé de meurtre et de participation à une organisation terroriste. Le 2 novembre, il tirait six balles de 9 mm puis poignardait le très contesté cinéaste Theo van Gogh, grand pourfendeur de l’islam… et de la société multiculturelle telle que se rêvent les Pays-Bas.


Mohamed Bouyeri voulait «créer la peur» dans la société néerlandaise, affirme le procureur. Sur ce point, le jeune fondamentaliste a atteint son but. Ayaan Hirsi Ali en sait quelque chose. Députée libérale d’origine somalienne, elle avait été menacée par Bouyeri pour avoir réalisé avec Van Gogh un film dénonçant un islam rétrograde. Or, Hirsi Ali vient de rentrer à La Haye après s’être tenue trois mois au secret. Son combat, c’est désormais entourée de gardes du corps qu’elle le mène. D’autres politiciens, comme Job Cohen, bourgmestre d’Amsterdam, vivent sous la protection de la police: une nouveauté dans une société habituée à voir ses élus se rendre au travail en vélo.

Surtout, le crime de Bouyeri, tout comme le culte voué à Pim Fortuyn, leader populiste et raciste tué par un activiste néerlandais, met en pleine lumière une caractéristique inattendue: contrairement à l’opinion qu’ils se font d’eux-mêmes, les Néerlandais ne sont pas plus tolérants que d’autres. A en croire un récent sondage, ils seraient même plus inquiets de la présence d’une communauté musulmane de 900 000 personnes (sur une population totale de 16 millions). En l’occurrence, deux fois plus inquiets que les Italiens et… les Espagnols, pourtant traumatisés par les attentats du 11 mars.


Un tiers des Néerlandais ont une opinion négative sur la présence musulmane. Et parmi ceux-là, les deux tiers ont peur d’être un jour soumis aux règles du Coran! Seuls 19% des personnes interrogées disent ne pas considérer cette communauté comme une menace. Ce sondage met en exergue une xénophobie latente, ancrée depuis toujours chez une frange non négligeable de la population, mais qui n’a pu se révéler qu’après l’apparition sur la scène politique du charismatique Pim Fortuyn et le massacre de Théo Van Gogh.
Dans les semaines qui ont suivi le meurtre, le rejet s’est manifesté par une soixantaine d’attaques contre des lieux de culte et des écoles musulmanes. Elles ont cessé depuis, mais on attend toujours des arrestations. Or, trois mois après, le malaise persiste, même si les autorités tentent de redresser la barre. S’ils continuent à plaider pour une société «multiculti», l’idée fait son chemin d’exiger des musulmans de plus gros efforts d’intégration. Le gouvernement prend aussi des mesures pour combattre les franges radicales: contrôle des mosquées, exclusion possible des imams qui «incitent à la haine», déblocage de 400 millions d’euros sur cinq ans pour la lutte contre le terrorisme.
Le constat est sans appel: pendant des décennies, les Pays-Bas se prenaient pour un «gidsland» (pays guide), un modèle pour ­­­l’Europe. Aujourd’hui, aux Pays-Bas, la formule a disparu du vocabulaire.
Tribune de Genève - 26 janvier 2005 -
http://www.tdg.ch/tghome/toute_l_info_test/enjeux/hollande__27_1_.html
 
Vague de violences islamophobes aux Pays Bas
 
Plusieurs mosquées ont été attaquées ce week-end aux Pays-Bas, où des tensions s’accentuent depuis l’assassinat du réalisateur et chroniqueur Theo Van Gogh par un présumé extrémiste islamique.
Des mosquées ont été endommagées par le feu dans les villes de Rotterdam, de Breda et de Huizen, mais les dégâts ne sont pas jugés importants. Des tracts où l’islam est insulté ont été placardés sur une autre mosquée de Rotterdam. A Amsterdam un foyer d’immigrés a été aspergé de peinture rouge.
Dans la ville de Huizen, près d’Amsterdam, la police a arrêté samedi matin trois personnes qui étaient en train de provoquer un incendie dans une mosquée. Les forces de l’ordre ont aussi arrêté hier matin un homme qui tentait apparement de mettre le feu à une mosquée de Rotterdam.
Mais déjà Vendredi en début de matinée, plusieurs feux étaient apparus dans une nouvelle mosquée de la ville d’Utrecht appartenant à une association religieuse marocaine.
Theo Van Gogh a été tué mardi alors qu’il circulait à vélo. Un Néerlando-Marocain soupçonné de liens avec les milieux islamistes a été inculpé vendredi du meurtre de ce cinéaste qui était l’auteur d’un film sur une musulmane mariée de force, violentée par son mari et violée par son oncle, dont la diffusion à la télévision néerlandaise lui avait valu des menaces de mort.
8 novembre 2004 - http://www.tou-o.com/actu_touo.php?…eve=3709&page=0
 

Pays-Bas: explosion à l’entrée d’une école coranique
 
Une explosion a endommagé cette nuit l’entrée d’une école coranique à Eindhoven dans le sud des Pays-Bas.
Selon le maire d’Eindhoven, l’attaque n’a fait aucun blessé et la police a reçu pour consigne, depuis l’assassinat du cinéaste néerlandais Theo van Gogh, de surveiller tout particulièrement tous les bâtiments musulmans.
“Il semble que nous devions placer un policier devant chaque bâtiment”, a-t-il dit en ajoutant que les habitants du quartier d’Eindhoven où avait eu lieu l’incident étaient très choqués.
L’école coranique est située près d’une mosquée à Eindhoven et a déjà été la cible d’une attaque par le passé.
Il s’agit du dernier acte de violence en date contre des institutions musulmanes commis à la suite du meurtre de Theo van Gogh. Voir cette info pour plus de détails.
8 novembre 2004 - http://www.tou-o.com/actu_touo.php?…eve=3714&page=0
 

Pays-Bas: représailles contre des musulmans après l’assassinat de Theo van Gogh
 
Attentat à la bombe lundi contre une école islamique, profanation d’une mosquée, tentatives d’incendie de trois autres, menaces: les musulmans des Pays-Bas, quelque 900.000 personnes, sont la cible de représailles après l’assassinat au nom de l’islam radical du réalisateur néerlandais Theo van Gogh.
Theo van Gogh, critique virulent de la société multiculturelle et singulièrement de l’islam, a été tué mardi matin. Son meurtrier présumé, qui a été arrêté, identifié comme Mohammed B, 26 ans, a la double nationalité marocaine et néerlandaise.
Il a laissé sur le corps une lettre montrant qu’il agissait au nom de l’islam radical, selon la police, et portait une sorte de testament où il se présentait en martyr. Cinq autres personnes ont été interpellées et tous doivent être déférées notamment pour “conspiration terroriste”.
Lundi à l’aube, une bombe a explosé dans une école islamique d’Eindhoven (sud-est), sans faire de victime, a indiqué la mairie. La police n’a pour l’instant pas d’indication sur les responsables, a-t-on ajouté de même source.
Lors d’une conférence de presse, le maire de la ville Alexander Sakkers a fait le lien entre cet attentat et le meurtre de Theo van Gogh. “Pourquoi un acte aussi horrible (que l’assassinat de Van Gogh) doit-il en plus avoir une conséquence pareille” , a-t-il demandé, selon l’agence de presse néerlandaise ANP. “Il ne faut pas que cette explosion déstabilise notre société”, a-t-il lancé.
“Nous devons empêcher que les gens se montrent du doigt”, avait-il dit auparavant sur une radio publique néerlandaise. “Cet acte commis par un idiot doit être condamné par tous”.
Depuis l’assassinat de Theo van Gogh, tous les lieux de culte musulman ainsi que les écoles islamiques d’Eindhoven faisaient l’objet d’une surveillance policière accrue, a souligné la municipalité.
M. Sakkers a précisé lors d’une conférence de presse avoir demandé un renforcement de cette protection. Cette école avait déjà été visée par un cocktail molotov en juin 2003, et les trois responsables présumés arrêtés en octobre suivant.
La surveillance a été renforcée depuis mercredi dans tout le royaume, a assuré lundi Driss el Boujoufi, vice-président de l’association Ummon, qui coiffe quelque 90 mosquées marocaines.
“Nous avons demandé à nos fidèles d’être en alerte autour des mosquées et des écoles”, a-t-il déclaré à l’ANP. “Mais la plupart des mosquées n’ont pas les moyens d’assurer une garde en permanence”.
Ce week-end, trois mosquées ont été visées par des tentatives d’incendie et une mosquée de Rotterdam recouverte de textes insultants et de têtes de porc. Trois incendiaires présumés, âgés d’une vingtaine d’année, ont été interpellés.
A Amsterdam, des inconnus ont peint en rouge un centre de rencontre d’organisations marocaines.
Le ministre de l’Intérieur Johan Remkes a toufefois évoqué dimanche soir des “incidents isolés”.
Le site internet de condoléances ouvert pour Theo van Gogh avait dû fermer rapidement, envahi par les messages racistes. Toutefois, des rassemblements d’extrême-droite à Amsterdam, La Haye ou Rotterdam n’ont réuni chaque fois qu’une poignée de manifestants, alors que quelque 20.000 personnes se sont retrouvées dans la capitale au soir de l’assassinat du réalisateur.
Le Conseil des Eglises d’Amsterdam, dans une publicité publiée lundi par le quotidien local Het Parool, a affirmé sa solidarité avec les musulmans.
Les Pays-Bas comptent environ 900.000 musulmans dont 300.000 d’origine marocaine sur une population totale de 16 millions d’habitants.
Le système scolaire public compte des écoles confessionnelles –protestantes, catholiques, juives ou islamiques–, publiques et non religieuses ou basées sur des convictions philosophiques (Montessori…).
AFP -  8 nov. 2004 -  http://actu.voila.fr
    

  

Liste des actes islamophobes : 2ème partie

Jeudi 6 juillet 2006

L’école fait la tête aux mères voilées


Des établissements refusent de les voir servir d’accompagnatrices lors de sorties.
près le foulard des lycéennes, celui des mères. Si l’autorisation accordée aux mères voilées d’entrer dans les établissements scolaires a été implicitement réaffirmée après le vote de la loi sur la laïcité, ces dernières ne sont pourtant pas toujours les bienvenues lorsqu’elles se proposent d’accompagner les sorties des enfants. Le ministère de l’Education nationale a beau être catégorique, assurant qu’il est «absolument illégal d’empêcher les mères voilées d’accompagner les enfants», il n’empêche : à plusieurs reprises, certaines mères se sont vu opposer une fin de non-recevoir. De fait, le libre arbitre du chef d’établissement et des rectorats semble prévaloir. Quinze jours après la rentrée, le problème s’est posé dans une école primaire de Villemonble (Seine-Saint-Denis). Jean-Marc Minetto, responsable des parents d’élèves et membre de la FCPE (principale fédération de parents d’élèves), est averti . «Visiblement, les consignes de l’inspecteur d’académie en début d’année étaient de refuser les accompagnatrices voilées : il fallait voir le moins de foulards possible aux alentours des écoles.»
Mauvaise lecture. L’inspectrice de l’Education nationale est saisie. Elle fouille les textes et, au final, fait rectifier le tir en autorisant la présence de l’accompagnatrice voilée. Dans une académie voisine, à l’inverse, on assume les interdits. L’explication du rectorat des Hauts-de-Seine témoigne pour le moins d’une mauvaise lecture de la circulaire d’application de la loi du 15 mars qui, d’après le texte, «ne concerne pas les parents d’élèves» : «L’an dernier, nous avons étudié le problème des sorties. La décision de l’inspecteur de l’Education nationale en charge de la circonscription de Nanterre a été de refuser aux femmes voilées d’accompagner les enfants. La loi sur la laïcité ne mentionnant pas les parents, il n’y a pas à revenir sur cette décision.» Une décision justifiée par le fait qu’une mère accompagnatrice se trouve dans une situation identique à un agent de l’Education nationale et «doit donc être soumise aux mêmes règles». «Question d’appréciation, surtout lorsqu’il s’agit d’accompagnatrices occasionnelles», rétorque un délégué de parents d’élèves.
Ces cas à la marge révèlent que l’application de la loi sur la laïcité bute sur de sérieux problèmes d’interprétation. Impossible, dès lors, d’éviter que par ricochet certaines femmes chargent ces décisions de sous-entendus, et se sentent stigmatisées. Lorsque Nabila, 27 ans, a été prévenue par la directrice de l’école maternelle de Romans-sur-Isère (Drôme) qu’elle ne pourrait pas conduire la classe de ses enfants à la bibliothèque, elle a bondi de colère.
Doute. «Je suis remontée comme jamais et prête à porter plainte. La loi ne concerne pas les parents. Ce qui me choque le plus, c’est que cette règle ne s’applique que dans les écoles classées REP [réseau d’éducation prioritaire]», dit-elle. Vrai et faux. Un courriel envoyé en juin par le chargé REP et politique de la ville à l’inspection académique de Valence a semé le doute dans la tête des directeurs d’école concernés. Extrapolant une déclaration du ministre de l’Education nationale précisant que les mères pouvaient accompagner leurs enfants à la maternelle dans la tenue de leur choix entre 8 h 30 à 9 heures, il a estimé qu’en dehors de ces horaires il fallait bannir le voile. D’où la position d’une directrice, un peu déboussolée : «J’applique la loi, j’interdis toutes les accompagnatrices voilées.» Jusqu’à ce que le rectorat, saisi peu après de l’affaire, reconnaisse, la semaine dernière, «un problème d’interprétation très local» et rappelle «clairement que la loi du 15 mars ne s’applique pas aux parents d’élèves».
Une quinzaine de jours après la rentrée, la FCPE a volé au secours des mères de famille musulmanes qui portent le foulard. «Aucune consigne écrite ministérielle n’a été donnée, contrairement à ce qu’affirment certains inspecteurs ou certains directeurs d’école, écrit alors la fédération dans un communiqué. Dans l’attente d’une clarification juridique, nous devons soutenir ces mères que l’on exclut arbitrairement.» A la fédération, on met également en garde contre d’autres invraisemblances qui pourraient survenir si les règles concernant les mères voilées ne sont pas clairement définies. Et d’imaginer, par exemple, le cas d’une femme en foulard, représentante des parents dans un conseil de discipline chargé de statuer sur l’exclusion d’une jeune fille qui refuse d’ôter son voile à l’école.
Grattage. Reste que, pour un grand nombre d’associations, ces difficultés autour de mères voilées symbolisent les tentatives d’élargir imperceptiblement le champ d’application d’une loi qui ne concerne pourtant que les élèves, les enseignants et le personnel administratif. «Sous couvert de la loi sur la laïcité, une impunité s’est mise en place depuis la rentrée, prétend Samy Debah, responsable du Collectif contre l’islamophobie en France. On a l’impression que si on peut gratter un peu plus de retraits de voiles, c’est toujours ça de gagné.»
Libération – 12 octobre 2004 -

 http://www.liberation.fr/page.php?Article=245443
 

Nouvelle profanation dans un cimetière militaire

[…] la seule tombe musulmane du cimetière a été profanée, sa stèle ayant été cassée et volée, selon la gendarmerie.
AFP – 12 octobre 2004

Tirs contre un lieu de culte musulman inoccupé à L’Ile-Rousse (Haute-Corse)
Un ou des inconnus ont tiré à deux reprises dans la nuit de samedi à dimanche sur la porte d’un bâtiment abritant un local de prières musulman à L’Ile-Rousse, en Haute-Corse, a-t-on appris lundi auprès des gendarmes. Les tirs ont été entendus vers 5h00 du matin, alors que le local était vide, et deux impacts de balles de calibre 22 Long Rifle ont été relevés sur la porte par les gendarmes, chargés de l’enquête. Samedi, plus de 2.000 personnes ont manifesté à Ajaccio pour protester contre la recrudescence des actes violents et attentats visant la communauté maghrébine en Corse.
France 3 – 25 octobre 2004 -
Un abbé picard injurie le Coran dans son bulletin paroissial
AFP | 04.11.04 |

L’abbé Philippe Sulmont, curé de Domqueur (Somme), s’en prend au Coran en termes injurieux dans son bulletin paroissial du mois de novembre, selon une copie que s’est procurée l’AFP. Le curé avait déjà été condamné en janvier 2004 par le tribunal correctionnel d’Abbeville à 800 euros d’amende pour “provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence” pour ses écrits dans ce bulletin paroissial de novembre 2002. Le ministère public avait demandé une peine d’amende de 1.000 euros. “Les Asiatiques prolifèrent et nous envahissent, véhiculant une idéologie menaçante pour le monde entier. En effet, je dirais par ailleurs, l’islam +modéré+ n’existe pas. Toutes les populations infectées par la religion musulmane sont endoctrinées par le Coran, un sacré livre qui est le manuel pratique pour que s’étende le règne du démon aux dépens du Royaume du Christ !”, avait notamment écrit l’abbé dans le bulletin de 2002. Dans le bulletin de novembre 2004 portant le numéro 395, l’abbé Sulmont s’en prend à nouveau aux Asiatiques et à l’islam et affirme ne pas craindre de se retrouver en prison.
AFP – 4 novembre 2004 -
http://www.fairelejour.org/breve.php3?id_breve=725
 

Croix gammée sur le lieu de culte musulman à Aulnoye-Aymeries (59 Nord)
Tag sur la Mosquée: une ville s’interroge..
Dans la nuit de dimanche à lundi, une croix gammée a été peinte sur la façade de la mosquée d’Aulnoye. La communauté musulmane est consternée, le maire a exprimé son indignation. Ce sont des fidèles qui, en se rendant au lieu de culte musulman pour la prière du matin, ont découvert le tag apposé entre la porte d’entrée et la fenêtre. Le président de l’Association islamique d’Aulnoye Amar Moussa est venu constater les faits dans la journée. Mardi, il s’est rendu au commissariat pour retourner à la mosquée avec des policiers qui ont photographié les tags. «Tout le monde est surpris, a réagi Amar Moussa, c’est inadmissible. Nous n’avons jamais eu de problèmes ici. Aulnoye est un village, notre communauté une petite famille.» Avant de se rappeler des faits similaires survenus il y a environ trois ans, quand le mur de la mosquée avait été couvert de textes xénophobes. Le président de l’Association islamique n’a pas souhaité déposer une plainte, estimant qu’«il s’agit, espérons-le, d’un acte isolé perpétré par des gamins.» Pour Moussa Allem, l’un des fidèles de la mosquée, «cet acte s’inscrit parfaitement dans le climat de haine qui s’installe en France contre l’Islam. Les gens expriment leur racisme de plus en plus “librement”. Il faut condamner tous les actes qui visent musulmans, juifs ou autres minorités religieuses.» Le maire d’Aulnoye Bernard Baudoux a également tenu à exprimer son indignation. «Nous avons toujours vécu dans la tolérance à Aulnoye. Ce ne sont pas quelques trublions qui nous feront changer nos habitudes. Nous devons nous respecter mutuellement, si non il devient impossible de vivre ensemble. Ces actes prouvent une fois de plus que la lutte contre le fascisme n’est jamais terminée. Même si les acteurs de ces faits ne forment qu’une petite minorité, il faut la combattre.»
LNMF – 19 novembre 2004 - http://lnmf.net/

Une centaine de musulmans empêchés de manifester devant la mairie des Ulis
 

Une centaine de musulmans voulant se rassembler, samedi matin, sur le parvis de la mairie des Ulis (Essonne) pour réclamer une mosquée plus grande en ont été empêchés par la police a-t-on appris de source policière. Ils se sont alors dirigés sur l’aire d’une fête foraine toute proche avant de se disperser sans incident, a-t-on précisé de même source. Les forces de l’ordre avait interdit ce rassemblement après que samedi dernier, près de 1.200 musulmans se soient réunis pour prier devant la mairie, ce qui est interdit par la loi, pour marquer la fin du Ramadan, a-t-on également indiqué. “Les gens ont eu peur devant un tel déploiement de force policière”, a déclaré Okba Cheikiri, secrétaire général de l’association cultuelle des musulmans des Ulis joint par téléphone par l’AFP, pour expliquer le peu de manifestants. Cette association proteste contre le refus de la mairie d’agrandir la future mosquée. La mairie a inscrit le projet de la future mosquée dans le plan local d’urbanisme, aux côtés d’autres projets tels que la piscine municipale. Des manifestants musulmans se réunissent tous les samedis depuis début septembre aux Ulis pour obtenir une augmentation de sa surface.
A

FP – 20 novembre 2004 -
 

Tirs contre une mosquée à Sartène: l’imam échappe de peu à la mort
Un imam marocain a échappé de peu à la mort, dans la nuit de vendredi à samedi à Sartène, où des inconnus ont tiré plusieurs coups de feu à travers la porte d’une maison abritant un lieu de culte, derrière laquelle il se trouvait.
Vers 02h30, “j’ai entendu quelqu’un qui frappait très fort à la porte, j’étais couché. Je suis allé vers la porte, ils criaient +les Arabes dehors+. C’était la voix de quelqu’un de jeune”, a déclaré à l’AFP Mohamed El Atrache, encore très choqué.
“Et ils ont tiré! Je me suis plaqué contre le mur et je les ai entendus partir tout de suite après”, a poursuivi l’imam, âgé de 53 ans.
Sur l’épaisse porte de bois de la maison située en contrebas de la rue principale de Sartène, qui accueille un lieu de culte et une association culturelle musulmane où l’imam passait parfois la nuit, dix impacts de balles sont visibles. Tous à hauteur de tête et de poitrine.
Dans le couloir qui mène à deux salles de prière, une porte vitrée est trouée en deux endroits et l’un des projectiles de 9 mm tirés par les inconnus s’est fiché dans le mur de la cuisine, à une dizaine de mètres de là.
Le procureur de la République d’Ajaccio, José Thorel, qui estime que la victime aurait été “criblée de balles” sans ses réflexes, a saisi les gendarmes d’une “enquête de flagrance pour tentative d’assassinat”.
En haut d’une volée de marches menant à la route, une croix gammée et l’inscription “Arabi Fora” (”les Arabes dehors”, en langue corse) peintes sur le goudron ont été recouvertes de sable.
Parmi la dizaine d’habitués de l’”Association culturelle musulmane de Sartène” venus soutenir l’imam, l’émotion est vive.
“Il y a un an, la même porte avait été arrosée d’essence et incendiée. Une enquête a été ouverte, mais elle n’a jamais abouti”, rappelle l’un d’entre eux, qui souhaite garder l’anonymat.
“Ici, le problème, c’est qu’on n’a pas d’ennemi en face pour tenter de s’expliquer avec eux (…) Nos gosses sont nés ici, on est intégrés et on n’a pas de problème avec les gens d’ici”, déclare un autre.
“Je n’ai jamais eu de menaces, confirme M. El Atrache, je suis ici depuis douze ans, c’est la première fois que ça arrive, maintenant j’ai peur”.
“Mais je ne crois pas qu’ils étaient venus ici avec l’intention de me tuer. C’est un peu comme à Bastia, Ajaccio ou ailleurs, des jeunes qui n’ont rien à faire”, estime-t-il.
Le préfet de Corse, Pierre-René Lemas, a condamné l’”attentat” et indiqué que le ministre de l’Intérieur, Dominique de Villepin, “a confirmé ses instructions de fermeté à l’égard de tous actes xénophobes ou racistes.”
Les maires de Bastia et d’Ajaccio, Emile Zuccarelli (PRG) et Simon Renucci (DVG), et celui de Paris, Bertrand Delanoë (PS), ont vivement condamné ce nouvel acte de violence raciste, tout comme le Parti socialiste.
Le vice-président du Conseil français du culte musulman (CFCM) Fouad Alaoui a quant à lui réclamé “une protection de proximité des lieux de culte musulmans en Corse”.
Les autonomistes du Parti de la Nation Corse (PNC, modéré) ont eux aussi condamné l’attentat, appelant les “engagés dans le combat nationaliste” à s’élever contre “la montée” du racisme dans l’île.
“Notre condamnation est totale de cet acte aux motivations racistes évidentes”, écrit le PNC, l’un des piliers autonomistes de la coalition nationaliste Unione naziunale (huit élus à l’Assemblée de Corse), dans un communiqué transmis à l’AFP. “Le PNC en appelle à tous les démocrates de l’île, et tout particulièrement aux engagés dans le combat nationaliste, pour qu’ils s’élèvent sans la moindre complaisance contre ces actes et leurs auteurs. Eux et leur idéologie doivent être combattus”.
Une équipe de l’Institut de recherche criminelle (IRC) de la gendarmerie a été dépêchée en Corse samedi après-midi pour participer à l’enquête sur les coups de feu tirés sur une mosquée de Sartène, a-t-on appris de source proche de l’enquête.
Cette équipe comporte notamment des experts en balistique, ainsi que des spécialistes en police technique et scientifique (PTS) “pour les domaines utiles à l’enquête”.
Les gendarmes de l’IRC de Rosny-sous-Bois sont envoyés pour prendre part aux enquêtes jugées prioritaires.
Par ailleurs, le bureau antiterroriste de la sous-direction de la police judiciaire (SDPJ) de la gendarmerie est associé aux investigations menées par les gendarmes de la légion de Corse qui enquêtent en flagrance pour tentative d’assassinat.
Depuis une dizaine de jours, 21 interpellations ont été effectuées dans le cadre d’enquêtes sur des actes de violence à caractère raciste, donnant lieu à 14 mises en examen à Paris parmi des jeunes soupçonnés d’appartenir au groupuscule armé Clandestini Corsi, qui a revendiqué sept attentats anti-Maghrébins en Corse.
L’île a connu depuis plus d’un an une recrudescence de ces actes, qui vise quasi-exclusivement la communauté maghrébine. Samedi, 200 personnes ont manifesté à Calvi contre le racisme.
“C’est dommage, parce que c’est toujours une infime minorité qui fait ça et ce sont tous les Corses que l’on stigmatise”, commente un des membres de l’association visée.
AFP – 27 novembre 2004 - http://actu.voila.fr/
 

Créteil – Le terrain de la mosquée souillé par des pieds de porcs  
Des pieds de porcs ont été placés sur le terrain qui doit accueillir la futur mosquée de Créteil.
Vendredi 26 novembre, après la prière hebdomadaire, les fidèles ont découvert des pieds de porcs (une quinzaine) étalés sur la surface de terrain prévu pour la construction de la future mosquée attribué par la municipalité cristolienne
 

CCIF – 28 novembre 2004 -

Le Mrap dénonce l’usage d’un texte raciste dans un concours
lundi 29 novembre 2004 (Reuters - 19:39)
PARIS - Le Mrap demande l’ouverture d’une enquête sur l’utilisation d’un texte “d’une violence extrême contre tous les musulmans” dans un concours pour le recrutement d’inspecteurs du permis de conduire.
Ce concours consistait en la rédaction d’une note de synthèse de 13 documents sur la laïcité et le port de signes manifestant une appartenance religieuse à l’école, explique-t-il lundi dans un communiqué.
Or, selon le Mouvement contre le racisme et l’antisémistisme (Mrap), un texte de Jean-Jacques Walter, déjà publié sur un site proche de thèses du Front national, figure parmi ces documents.
“Ce texte de Jean-Jacques Walter, sous couvert de critiquer l’islam, n’est qu’une diatribe raciste d’une violence extrême contre les muslmans”, écrit-il.
“C’est l’islam ordinaire qui est violent et liberticide, et non pas une prétendue déformation par des extrémistes”, peut-on lire dans ce texte tel qu’il est rapporté par le Mrap à partir d’un site internet.
En conséquence, l’organisation demande au ministère de l’Equipement de reconnaître l’erreur d’avoir utilisé ce texte et d’ordonner une enquête pour identifier les auteurs de cette épreuve.
 

Reuters – 29 novembre 2004 -  

Tags racistes à l’Université de Metz
Deux étudiants en philosophie à l’Université de Metz devront se présenter le 11 février devant un officier de police judiciaire. Les faits reprochés : des tags racistes, anti-musulmans, découverts en avril et ces derniers jours, sur les murs de salles de cours et dans les toilettes de l’UFR de Lettres de l’Université de Metz.
Agés de 21 ans et originaires de la vallée de la Fensch, les deux auteurs ont été démasqués à la suite d’un tchat à caractère raciste auxquels ils participaient en utilisant les ordinateurs de l’UFR de Lettres.
L’Est Républicain – 1er décembre 2004

Plainte d’une Mulhousienne pour une agression parce qu’elle porte le voile
Une Mulhousienne âgée de 39 ans a porté plainte après avoir été rouée de coups et menacée de mort mercredi matin par deux hommes qui s’en seraient, selon ses déclarations, pris à elle parce qu’elle portait un voile islamique, a-t-on appris jeudi de source policière. Le commissariat de police de Mulhouse a confirmé jeudi avoir enregistré mercredi soir la plainte de Mme Ouarda Bouatti, mère de cinq enfants. Mme Bouatti a le visage tuméfié, porte des blessures à l’intérieur de la bouche et a le bras gauche bandé, a constaté un correspondant de l’AFP. Mme Bouatti a indiqué à l’AFP qu’elle avait été abordée mercredi vers 10H00 par ses deux agresseurs à proximité d’un magasin du centre-ville de Mulhouse auquel elle se rendait. Aucun témoin de la scène ne s’est manifesté jusqu’à présent. Selon son récit, l’un des deux hommes l’a d’abord apostrophée en l’accusant de “faire des histoires” en portant le voile, qu’il a qualifié de “merde”. Il l’a alors rouée de coups de poings et lui a frappé la tête contre un mur avant de la frapper avec un bâton que lui a donné son complice. Les deux hommes se sont enfuis en lui criant notamment: “la prochaine fois, on te flingue”, selon le récit de la victime. Mme Bouatti s’est ensuite réfugiée auprès des employées d’un magasin tout proche qui lui ont porté secours et ont appelé les pompiers. Transportée à l’hôpital, elle y a reçu des soins et, munie d’un certificat médical, elle s’est rendue mercredi soir au commissariat central de Mulhouse pour y déposer plainte.
 

AFP – 16 décembre 2004 -
 

Pas de cérémonie pour les naturalisées voilées
Parce qu’elles portaient le foulard islamique, trois femmes n’ont pas été autorisées, hier matin, à assister à la cérémonie de remise de leur décret de naturalisation, à la préfecture de Seine-Saint-Denis. Deux autres femmes voilées venues accompagner un proche ont été également interdites d’accès. Du côté des «victimes» comme de la préfecture, on confirme les faits à quelques détails près. «A l’entrée du salon d’honneur de la préfecture, les fonctionnaires ont demandé à ces femmes de retirer leur couvre-chef», raconte Hamida Ben Sadia, du Collectif des féministes pour l’égalité, qui défend la liberté pour les femmes de porter le voile. «Les agents de la préfecture ont invoqué des instructions de leur hiérarchie. Le sous-préfet, appelé pour justifier cette demande, l’a expliquée par des instructions formelles du préfet. Il a déclaré que ces instructions ne découlaient pas d’un texte législatif ou réglementaire mais se fondaient sur des principes républicains : pour une cérémonie aussi symbolique de l’intégration dans la communauté nationale française, où la Marseillaise est jouée, tout signe ostensible d’appartenance communautaire doit être banni.»
A la préfecture, on confirme indirectement l’absence d’un texte législatif interdisant explicitement le port du voile dans ces circonstances : «A partir du moment où il s’agit d’une cérémonie officielle, qui se déroule dans le salon d’honneur de la préfecture, le préfet est en droit de demander qu’il n’y ait pas de signes ostensibles», explique Michel Theuil, directeur de cabinet du préfet. Au risque de donner raison aux associations qui dénoncent une montée de l’islamophobie en France ? Si ces femmes ont été interdites de cérémonie, elles n’ont pas été privées du décret de naturalisation, répond-on à la préfecture. Ce document leur a été remis à l’extérieur du salon d’honneur, «à part, de manière individuelle», confirme Michel Theuil.
Les femmes voilées font état d’«une dizaine de policiers appelés en renfort». Côté préfecture, on relativise : «Ces personnes sont venues en groupe constitué avec l’intention de troubler la cérémonie. Elles étaient accompagnées d’un meneur visiblement très énervé. Du coup, nous avons mis deux policiers à l’entrée du salon d’honneur, et deux autres très en retrait au cas où la manifestation deviendrait virulente.» Sur la fréquence de ce genre d’affrontements, Michel Theuil se veut rassurant : «Cela s’est déjà produit, mais, jusqu’à présent, il n’y a pratiquement pas eu d’incident notable. Lorsque nous demandons aux jeunes femmes voilées d’enlever leur foulard, elles le font volontiers.»
Libération – 22 décembre 2004 
http://www.liberation.fr/page.php?Article=263349
 

Coups de feu dans la nuit de vendredi contre la mosquée d’Agen
La mosquée d’Agen a été visée par cinq coups de feu tirés par un inconnu avec une arme de chasse de gros calibre, dans la nuit de vendredi à samedi, vers 01H00 du matin, a-t-on appris samedi de source policière. Les coups de feu, tirés par une personne qui s’était introduite dans le périmètre de la mosquée en cisaillant un grillage, n’ont pas fait de blessé alors que l’imam dormait à proximité, selon la même source. Trois balles Brennecke, utilisées pour la chasse au sanglier ont été retrouvées sur place, fichées dans les murs ou dans un bureau, ainsi que deux cartouches de chevrotine. Une enquête a été ouverte par l’antenne agenaise du SRPJ de Toulouse pour retrouver le tireur.
 

AFP – 1er janvier 2005
 

Inscriptions racistes sur le domicile d’un responsable du CRCM à Strasbourg
La maison d’un responsable du Conseil régional du culte musulman (CRCM) à Strasbourg a été la cible dans la nuit de lundi à mardi d’inscriptions racistes et la porte d’entrée a été incendiée, a-t-il indiqué à l’AFP. “Des inscriptions racistes comme +Arabes dehors+ ou +stop à l’invasion+ ont été tracées sur ma maison”, a indiqué Aziz El Alouani, chargé de communication du CRCM d’Alsace en ajoutant que ces actes se sont déroulés “très rapidement” autour de 05H15. “Le feu a été mis au paillasson et la porte d’entrée en bois a été abîmée”, a-t-il indiqué. En outre, “un pavé a été jeté dans une fenêtre qui a été brisée”, a-t-il précisé ajoutant que les individus ont “escaladé la clôture de la maison”. Le domicile de M. El Alouani avait déjà été la cible d’inscriptions racistes en mai alors que les incidents et inscriptions à caractère raciste visant notamment la communauté musulmane se multipliaient à Strasbourg et dans ses environs.
AFP – 4 janvier 2004 -
 

Viande obligatoire dans les cantines des écoles à Villefranche sur Saône
La mairie de Villefranche-sur-Saône (Rhône) a informé par lettre une vingtaine de parents d’élèves, pour la plupart musulmans, que leurs enfants pourraient être exclus de la cantine scolaire s’ils refusaient de manger de la viande.
Cette prise de position a choqué les parents destinataires de cet avis qui ont décidé de rédiger une pétition et de porter l’affaire devant les médias. Le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples a pour sa part condamné une décision qu’il juge “inacceptable”.
Depuis plusieurs mois, une vingtaine de parents de Villefranche demandaient à ce que leurs enfants puissent ne pas manger de viande à la cantine, sans demander pour autant de menus alternatifs. Ces parents sont pour la plupart musulmans et consomment chez eux de la viande hallal.
Cependant, assure Farida Saadi, l’un des parents d’élèves concernés, “nous n’avons jamais mentionné de motifs religieux. Nous souhaitons simplement que l’on ne force pas les enfants à en manger”.
Les parents d’élèves s’insurgent contre une décision qui “vise spécifiquement la communauté musulmane”. D’après Farida Saadi, seules des familles musulmanes ont reçu cette lettre. “Les enfants végétariens ne sont, eux, pas inquiétés”, dénonce cette mère d’élève.
Selon les services municipaux, le cas de familles végétariennes ne s’est pas présenté.
Dans la lettre adressée aux parents, l’adjointe aux affaires scolaires précise que “tous les enfants doivent manger de tous les plats servis, même en petite quantité”. “C’est une question d’équilibre alimentaire”, précise-t-on à la mairie.
La question de la viande à la cantine avait fait l’objet de discussions depuis le début de l’année scolaire entre les équipes pédagogiques des écoles concernées et les parents d’élèves, sans qu’une décision claire ait pu être trouvée.
“Notre rôle d’éducation au goût et à la santé est de proposer tous les aliments aux enfants, viande compris. Mais il n’est pas question pour autant de forcer un enfant à manger quelque chose contre son gré, que ce soit pour des raisons religieuses ou autres”, explique Claude Bochard, instituteur-adjoint à l’école Anne-de-Beaujeu.
Selon lui, il y aurait eu un “malentendu” entre la demande des parents et la réponse de la mairie. “Nous avons affaire à des familles qui ne sont absolument pas des extrémistes. Mais il s’agit d’une population en difficulté, hypersensible, qui n’a pas compris la rigidité de la réponse municipale”, explique cet instituteur.
A l’école Anne-de-Beaujeu, les demandes des parents sur les questions d’adaptation des menus aux rites religieux ont commencé il y a environ trois ans. “Comme dans de nombreuses écoles, nous avons par exemple décidé de proposer systématiquement une alternative à la viande de porc”, raconte Claude Bochard.
 

Presse Canadienne – 5 janvier 2005
http://www.matin.qc.ca/divers.php?article=20050105141646
 

Chambéry: tags racistes sur les façades d’un lieu de prière et d’un lycée
Des insultes racistes et des croix gammées ont été taguées, dans la nuit de vendredi à samedi, sur les façades d’une association de culte musulman et d’un lycée de Chambéry.
SOS Racisme a demandé dimanche aux autorités de démasquer et traduire en justice les auteurs des inscriptions racistes.
“Des croix gammées et des insultes très violentes ont été inscrites sur les murs et les portes de l’association et du lycée” écrit l’association dans un communiqué, “des inscriptions telles +mort aux traîtres+ ont été également découvertes sur les murs du lycée”.
“SOS Racisme prend très au sérieux ces menaces et condamne avec la plus haute indignation ces actes racistes et xénophobes accompagnés d’un appel à tuer”, affirme l’association.
“Nous appelons également les autorités à condamner fermement ces actes comme l’a fait le maire de Chambéry”, demande SOS Racisme qui réclame “qu’une enquête rigoureuse soit ouverte pour que les auteurs de ces ignominies soient démasqués et traduits en justice”.
“SOS Racisme compte s’associer à la démarche du lycée et de l’association pour que de pareils actes ne se reproduisent plus”, ajoute le texte.
Selon Amar Thioune, membre du bureau national de SOS Racisme, il s’agit de s’associer aux plaintes qui ont ou vont être déposées. L’association musulmane, qui abrite une petite mosquée dans ses locaux, a déjà porté plainte, a-t-il expliqué.
AFP – 9 janvier 2005 - http://www.linternaute.com
 

Coups de feux contre la mosquée de Castillon-la-Bataille
BORDEAUX (AP) — Deux coups de feux ont été tirés contre la porte de la mosquée de Castillon-la-Bataille (Gironde) dans la nuit de vendredi à samedi, a-t-on appris auprès de l’Association musulmane de Castillon (AMC).
Les deux coups de feux ont été tirés avec des cartouches de chasse et à faible distance. Cet événement se produit exactement deux semaines après une agression semblable contre la mosquée d’Agen, dans le département limitrophe du Lot-et-Garonne. Environ un millier de personnes, de toutes confessions et de tous mouvements laïcs, avaient manifesté à Agen pour dénoncer cet acte.
«Nous n’avions jamais eu de menaces, il n’y a pas eu de revendications et pas d’inscriptions», a expliqué le secrétaire de l’AMC, Jean-Paul Danlos. «Nous sommes une petite communauté musulmane intégrée dans une commune rurale de 3.000 habitants. Cette multiplication, après Sartène (Corse-du-Sud) et Agen, est inquiétante», a-t-il ajouté. L’association a l’intention de porter plainte.
De son côté, le président du Conseil régional du culte musulman, Chareffedine Mouslim, a «condamné fermement cet acte islamophobe». «Nous devons être main dans la main pour préserver la quiétude de notre pays. J’espère qu’après Agen et Castillon, la liste ne s’allongera pas. J’espère d’ailleurs qu’il n’y a pas de liste « a-t-il déclaré à l’Associated Press.

AP – 15 janvier 2005 - 
 

Une universitaire menacée pour avoir dénoncé l’exclusion de femmes voilées
 Une universitaire d’origine tunisienne, qui avait dénoncé l’exclusion de femmes voilées d’une cérémonie de naturalisation dans une préfecture de la banlieue parisienne, a porté plainte après avoir reçu des lettres de menaces anonymes à son domicile, a-t-elle expliqué mardi à l’AFP.
 ”J’ai reçu deux lettres de menaces à mon domicile, le 11 et le 14 janvier, et j’ai déposé plainte le 12 avec un complément le 15 janvier”, a expliqué Olfa Lamloum, politologue et chargée de cours à l’université Paris-X, confirmant des informations du Monde.
Les deux lettres, non signées et postées du même bureau de poste à Paris selon elle, étaient tapées à la machine. “Corses et Alsaciens nous ouvrent la voie de l’éradication du cancer musulman, quant à Olfa je lui déconseille de sortir”, disait la première.
La deuxième, “poétique”, dit Mme Lamloum avec humour, débute par “on les fera agoniser (les premières lettres de chaque mot formant l’acrostiche de son prénom, Olfa) au nom du Christ roi”. Suit: “Loumloum, faire un scandale à la préfecture le jour où elle te remet ton torchon, suivie d’hystériques en linceul (…) de mémoire de coprophage, jamais tant de symboles du désastre français n’avaient été réunis d’un coup, il fallait au moins une politologue pour concevoir ça”.
“Ton gourbi est désormais sous surveillance”, conclut la lettre, qui la traite également de “yousséfiste”, allusion aux partisans de Salah Ben Youssef, lieutenant puis ennemi irréductible du président tunisien défunt Habib Bourguiba.
Le 21 décembre 2004, Mme Lamloum se trouvait à la préfecture du département de Seine-Saint-Denis à Bobigny pour recevoir son décret de naturalisation lorsque cinq femmes voilées, dont trois devaient également se voir remettre leur décret de naturalisation, se sont vu interdire l’accès à la cérémonie dans le salon d’honneur.
Elle avait dénoncé cette exclusion qu’aucun texte ne prévoit et qui avait été condamnée par le MRAP (mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples).
AFP – 18 janvier 2005 -

Insécurité : les mosquées ne trouvent plus d’assureurs
SAMEDI 8 janvier, 1 400 personnes ont défilé dans les rues d’Agen (Lot-et-Garonne) pour protester « contre le racisme et l’intolérance », une semaine après que des coups de feu ont été tirés par un inconnu contre la mosquée de la ville. Le même jour, les responsables d’une association de culte musulman de Chambéry (Savoie) déposaient plainte pour des croix gammées et des insultes racistes inscrites sur leurs locaux la nuit précédente. Les dégradations ou les agressions « islamophobes » font partie de ces chiffres « noirs » sur lesquels il est difficile d’obtenir des données précises.
Depuis quelques mois, une association, le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), tente de recenser les actes de vandalisme pour « combler progressivement un déficit de données concernant ce type spécifique de discrimination ». Entre octobre 2003 et août 2004, cette structure a répertorié 182 actes dont 28 dégradations de mosquées et 11 profanations de cimetières. Depuis cet été, plusieurs affaires sont venues s’ajouter à cette comptabilité. Tentative d’incendie sur une mosquée de la banlieue d’Annemasse (Haute-Savoie) début septembre, lieu de prière en construction ravagé à Aubagne, près de Marseille, et la liste ne cesse de s’allonger… D’autres indicateurs permettent d’illustrer les difficultés rencontrées par une partie de la communauté musulmane. La position des assureurs est à ce titre édifiante. Difficile d’obtenir une réponse précise des sociétés d’assurances sur la question de la couverture des risques des lieux de culte musulmans. D’emblée, la plupart des compagnies contactées reconnaissent que le « sujet est assez sensible » mais qu’il est examiné « exclusivement au regard des sinistres enregistrés ». « C’est le même raisonnement que pour un automobiliste qui aurait de trop nombreux accidents. Au bout d’un moment, il rencontre des difficultés pour s’assurer », commente un porte-parole.
« Les actes de dégradation semblent avoir augmenté » Reste que quelques coups de fil suffisent à comprendre les obstacles rencontrés par les responsables de mosquées. « Nous n’assurons pas de lieux de culte quels qu’ils soient, à l’exception de quelques locaux associatifs, mais pas de mosquées récentes », explique-t-on au service communication de la GMF. Idem à la Macif, qui souligne que la compagnie « n’a jamais assuré ce type de bâtiments en région parisienne ». « Nous sommes simplement plus tournés vers les particuliers », souligne un cadre de cette société. Aux MMA, les Mutuelles du Mans Assurances, une responsable précise que le groupe est un « acteur important de la vie des communes ». « Nous assurons donc certaines associations cultuelles dès lors qu’elles sont installées dans des bâtiments communaux. Autrement, cela ne fait pas partie de notre activité habituelle. » Chez Axa, le discours est plus nuancé. « Il n’y a pas une politique globale sur cette question », indique une porte-parole, qui souligne qu’il « n’y a pas de refus systématique. Nous examinons les dossiers au cas par cas. Mais il est vrai qu’en la matière les contrats que nous avons avec certains lieux de culte, comme la mosquée de Lyon, sont des dossiers assez anciens ». « Il faut reconnaître que la donne a changé depuis les attentats du 11 septembre. Non pas parce que notre regard est différent sur la communauté musulmane, mais parce que les actes de dégradation semblent avoir augmenté. Notre approche est pragmatique, pas politique ou philosophique », confie un assureur. Pourtant, il existe une compagnie spécialisée dans l’assurance de lieux de culte : la Mutuelle Saint-Christophe. « Nous sommes effectivement la seule société à travailler dans ce domaine, explique la chargée de communication du groupe. Mais nos statuts prévoient des interventions dans le monde chrétien. Nous nous occupons de nombreuses congrégations et églises mais pas de mosquées. D’ailleurs, à notre connaissance, il n’existe pas de compagnie comme la nôtre en France pour le monde musulman. »
Le Parisien – 18 janvier 2005 -  

La loi sur la laïcité à l’école se solde par 48 exclusions
Le nombre d’exclusions d’élèves pour port de signes religieux ostensibles s’est “limité” à 48 depuis la mise en oeuvre de la loi sur la laïcité à l’école, s’est félicité jeudi le ministre de l’Education nationale François Fillon, mais responsables éducatifs et du culte musulman déplorent la persistance des questions de fond.
A ces exclusions, s’ajoute une soixantaine de situations litigieuses réglées par des inscriptions dans le privé ou au Cned (enseignement à distance).
“Cette loi en faveur de la laïcité à l’école, hier contestée par certains, s’est imposée fermement et calmement. L’an passé, près de 1.500 élèves manifestaient ostensiblement une appartenance religieuse. Cette année, 639 ont été recensés”, a indiqué M. Fillon.
“Le nombre d’exclusions fut limité à 48 élèves”, s’est félicité le ministre dans son discours d’ouverture d’un colloque sur le centenaire de la loi de 1905 de séparation de l’Eglise et de l’Etat à l’Université de Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne).
Selon lui, “plus de 550 de ces situations ont trouvé une solution par le dialogue”.
L’immense majorité des élèves exclus sont des jeunes filles musulmanes mais parmi eux figurent trois sikhs de Bobigny (Seine-Saint-Denis) qui refusaient d’enlever leur sous-turban. Ils vont déposer en février un “recours pour excès de pouvoir” devant le tribunal administratif de Melun (Seine-et-Marne), a-t-on appris jeudi auprès d’un de leurs avocats.
“Il ne faut pas se réjouir de chiffres lancés par-ci par-là”, a déclaré à l’AFP le président de la Fédération nationale des musulmans de France (FNMF), Mohamed Bechari. “Le respect de la loi ne veut pas dire une adhésion à la philosophie de cette loi”, a-t-il rappelé.
“Par cette loi, la France confirme sa singularité” en Europe, avec sa conception de la laïcité, a-t-il ajouté.
“Le débat qui a accompagné la loi a créé un sentiment antimusulman”, en particulier “à l’égard des femmes musulmanes qui ont choisi de porter le voile, je ne dis pas à l’école, mais dans les lieux publics”, a déploré M. Bechari, également vice-président du Conseil français du culte musulman.
“La loi renforce l’islamophobie”, a-t-il estimé, appelant les “responsables politiques et les syndicats à réfléchir au devenir de cette loi-là”, dont un article prévoit l’évaluation au bout d’un an.
Le secrétaire général du SNPDEN, principal syndicat des chefs d’établissement, Philippe Guittet, a pour sa part salué un “succès” face au communautarisme véhiculé par des “groupes islamistes”, mais prévenu que des problèmes persistaient, notamment en matière de contenu des enseignements.
“C’est très peu, 48 conseils de discipline”, a-t-il estimé.
“C’était essentiel pour mettre un coup d’arrêt au développement du communautarisme”, a-t-il assuré, affirmant que la majorités des jeunes filles voilées subissaient la pression de ces groupes.
Interrogé sur un éventuel risque de déplacement du débat, M. Guittet a ajouté: “il y a des interventions de jeunes qui ne veulent pas qu’on parle e la Shoah ou du conflit israélo-palestinien”.
AFP – 21 janvier 2005 -
 
Empêchée de porter plainte à cause de son voile
APRÈS AVOIR agité les écoles, la loi sur la laïcité fait maintenant parler d’elle dans les commissariats. Le Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples) vient effectivement d’écrire à Dominique de Villepin, ministre de l’Intérieur, pour lui signaler un « abus de pouvoir de policiers » à Clichy la Garenne et lui demander de « diligenter une enquête sur ces agissements inacceptables ». « Les policiers de service ont refusé de prendre la plainte d’une femme au motif qu’elle était voilée », explique le Mrap.
Son secrétaire général, Mouloud Aounit, a d’ailleurs décidé d’accompagner l’intéressée au commissariat, cet après-midi, pour que sa plainte puisse être enregistrée. L’incident remonte au 11 janvier. Rachida vient de se faire voler sa carte bancaire devant un distributeur automatique de Clichy Elle se rend donc au commissariat.
« Nous devons vérifier l’identité de tous les déclarants » « A l’accueil, on m’a dit de monter à l’étage, où j’ai attendu, raconte cette mère de famille de 38 ans. Et ensuite on est venu m’informer que si je voulais entrer dans le bureau du policier qui prenait les plaintes, il fallait que j’enlève mon voile. Je n’étais pas d’accord. Je ne comprenais pas : j’étais dans un lieu public, je ne venais pas rencontrer un employeur ou demander du travail ! Mais le policier m’a dit qu’il n’acceptait pas les casquettes, les chapeaux ou les foulards dans son bureau. » Interloquée, Rachida finit par quitter les lieux, sans avoir pu faire enregistrer sa plainte. « C’est un refus de service contraire à la loi, réagit le secrétaire général du Mrap. Si le policier avait eu affaire à un évêque ou à une religieuse en tenue, son attitude aurait-elle été la même ? Manifestement, il y a un détournement abusif de la loi. Et il serait utile que le ministre de l’Intérieur recadre les choses auprès des agents de l’Etat. » « Mon voile, je l’enlève quand il faut, assure Rachida. A l’hôpital, par exemple (NDLR : la jeune femme est élève aide-soignante), vous ne me verrez jamais avec. Je suis en blouse blanche, la tête découverte, comme tout le monde. » Côté police, on regrette une « incompréhension ». « Nous devons vérifier l’identité de tous les déclarants, et il fallait pouvoir comparer le visage de cette personne à la photo de sa carte d’identité. Avec le voile, ce n’était pas possible », temporise Jean Chabrol, patron de la direction départementale de la sécurité publique des Hauts-de-Seine. Et d’assurer : « Le commissariat de Clichy va recontacter cette personne pour la convoquer. Nous lui demanderons juste de repousser un peu son voile de son visage. On sait que c’est culturel, on la ménagera. Et on prendra sa plainte, bien évidemment. »
Le Parisien – 28 janvier 2005 -
A Créteil, la banque lâche la mosquée
L’Union des associations musulmanes de Créteil (UAMC) va devoir trouver une nouvelle banque. Porteuse d’un projet de grande mosquée, elle avait ouvert un compte destiné à recueillir les dons de fidèles dans l’agence locale du Crédit agricole. Il y a quelques jours, la banque l’informait de sa décision de fermer ce compte.
« Notre caisse régionale n’a plus convenance à maintenir les relations d’affaires existantes à ce jour », écrit le responsable de l’agence dans un courrier envoyé, le 24 janvier dernier, au centre socioculturel musulman de la ville. Sans motivations explicites, la banque demande la restitution des carnets de chèques et des cartes bancaires correspondant au compte. « Le directeur que j’ai joint au téléphone ne m’a donné aucune explication, affirme Karim Benaïssa, président de l’UAMC. Pourtant, ce compte encaissait des dons depuis deux ans et était approvisionné à hauteur de 760 000 e. »
Prévue pour l’accueil de 1 300 personnes, la mosquée de Créteil coûtera 4 millions d’euros. L’UAMC espère en recueillir 1,5 par le biais de dons avant la fin 2005. La mairie doit subventionner toute la partie culturelle du futur bâtiment, soit un million d’euros.
« Mon cabinet est entré en contact avec la banque. Elle nous a juste expliqué qu’elle ne souhaitait pas accompagner de projet religieux », explique Laurent Cathala (PS), le député-maire de la ville. Celui-ci dénonce « une mesure discriminatoire qui jette la suspicion sur un projet complètement transparent ».
Hier soir, la direction du Crédit agricole se refusait à tout commentaire et se retranchait derrière le secret bancaire.
20 minutes – 10 février 2005 - http://www.20minutes.fr/journal/paris/article.php?ida=43774
 

Inscriptions racistes contre une mosquée et un local du PCF à Troyes
Des inscriptions à caractère raciste contre la façade d’une mosquée, celle du siège local du Parti communiste et la devanture d’une épicerie, ont été découvertes mercredi à Troyes (Aube), ont annoncé jeudi le préfet de l’Aube et le procureur de la République de Troyes. “Ces actes à la fois stupides et odieux suscitent l’indignation”, ont déclaré le préfet Philippe Rey et le procureur Christophe Kapella dans un communiqué commun. Les inscriptions comportent notamment des croix gammées et des signes “SS”, a-t-on précisé à la préfecture. Les bâtiments, dont l’épicerie tenue par une personne d’origine maghrébine, sont situés à proximité les uns des autres. Les auteurs, qui n’ont pas été identifiés, encourent des peines de cinq ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende, rappellent le préfet et le procureur, qui appellent la population à la “vigilance” pour éviter que ces actes ne se reproduisent.
AFP – 10 février 2005 -


 Des graffitis de type néonazi sur les murs de la Mosquée de Paris
Nous avons eu la surprise de découvrir ce jour, lundi 21 février 2005, le long du mur d’enceinte blanc de la Mosquée de Paris, rue Geoffroy Saint Hilaire, 75005 Paris, une douzaine de croix gammées de peinture noire suivies des mots « dégagez » et « SS ». Cet acte intolérable d’islamophobie est un symptôme inquiétant dans la capitale, touchant particulièrement la Mosquée de Paris, que ni son discours ni sa tolérance bien connue ne pouvaient justifier pareille haine et pareille intolérance raciste et islamophobe. Une plainte a été déposée au commissariat du Vème arrondissement et à la Préfecture de Police de Paris. 
Dr. Dalil BOUBAKEUR
Recteur de l’Institut Musulman de la Mosquée de Paris - 21 février 2005
 
Des inscriptions nazies sur des tombes musulmanes près de Lille
LILLE/PARIS (Reuters) - Des inscriptions nazies ont été tracées sur quatre tombes du carré musulman du cimetière d’Hem, dans la banlieue de Lille, a-t-on appris auprès de la police.
Une croix gammée a été tracée à la peinture rouge sur une tombe et “Adolf Hitler” sur trois autres.
Le maire de la ville s’est rendu sur place et le préfet de région, Jean Aribaud, a dénoncé “un acte odieux et lâche”.
Le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, s’est élevé dans un communiqué contre cette “ignoble profanation”. “La Grande Mosquée de Paris condamne très vigoureusement cette atteinte à la dignité du culte musulman français et appelle les autorités à la plus grande vigilance et demande que les responasbles de ces actes infâmes soient identifiés et sévèrement sanctionnés afin de juguler ce fléau montant de la haine raciste et islamophobe qui se manifeste dans notre pays”, a-t-il dit. Lundi, des graffitis à caractère raciste et néonazi ont été découverts sur le mur d’enceinte de la Grande Mosquée de Paris.
Reuters - 23 février 2005 - http://www.reuters.fr/locales/c_new…storyID=77
 

Polémique autour de l’inscription d’une étudiante voilée
« Voilées, non voilées, solidarité ». La Grande banderole attire l’œil dans le hall de Paris-VIII. En dessous, des étudiantes de l’université de Saint-Denis se relaient depuis deux mois avec quelques garçons pour défendre l’une d’elles, qui seraient victime de discrimination au seul motif qu’elle porte le voile islamique. Elles font signer une pétition, qui a recueilli plus d’un milier de signatures, et organisent aujourd’hui un débat autour du documentaire « Un racisme à peine voilé », avec Pierre Tévanian, auteur du « Dictionnaire de la lepénisation des esprits ».
Habiba, 22 ans, accuse la secrétaire du département d’histoire de lui avoir fait rater son premier semestre de cours en lui interdisant l’accès à son bureau et ne lui interdisant l’accès à son bureau et ne lui donnant pas à temps les documents pour s’inscrire. « J’ai obtenu la carte d’étudiant le 1er octobre et je me suis rendue aussitôt au secrétariat du deug d’histoire pour faire mon inscription pédagogique, explique la jeune femme, qui a obtenu son bac en juin au lycée Sabatier de Bobigny. Mais on m’a claqué la porte au nez, prétextant que le bureau était fermé. Depuis, je suis les cours du second semestre mais je souhaite rattraper le temps perdu et on refuse de m’aider. »
La responsable administrative réfute ces accusations et dit « appliquer strictement le règlement ». « Cette jeune fille s’est simplement inscrite trop tard, dit-elle. Il n’y avait plus de places en cours. Treize étudiants étaient dans ce cas et ils l’ont accepté ». « Il y a toujours de la place dans les cours, rétorque Habiba. Plusieurs professeurs m’ont dit qu’ils m’accepteraient si j’avais un mot de cette dame. Mais elle a refusé. »
« C’est le seul département de la fac où il faut cette autorisation » s’étonne Loubna, étudiante élue au conseil d’administration de l’université. Comme le Mrap (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples), l’organisation étudiante Oxygène, dont elle est membre soutien Habiba. « Ce n’est pas la première fois qu’il y a un problème de voile en histoire, assure Loubna. Paris-VIII est une fac cosmopolite et réputée pour son ouverture, mais nous sommes inquiets car les filles voilées sont de plus en plus rejetées. Certains aimeraient bien que la loi sur la laïcité soit étendue à l’université. »
Le président du département d’histoire, Daniel Lefeuvre (auteur du livre très controversé sur l’immigration algérienne Chère Algérie), refuse d’être accusé de discrimination. « Nous avons une dizaines d’étudiantes voilées et aucune ne se plaint, dit-il. Cette affaire ne concerne que quelques personnes, mais elle est inquiétante car nous ne sommes pas la seule à observer une poussée des islamistes (sic). »
Ballottée entre les deux camps, la frêle Habiba a l’air un peu perdue. « Mais j’étais juste venue étudier, pas pour parler de voile. »
Le Parisien Seine-St-Denis – 9 mars 2005

 
Croix gammées et inscriptions racistes sur la mosquée de Soultz (Haut-Rhin) 
Des croix gammées et des inscriptions à caractère raciste ont été découvertes jeudi sur la mosquée de Soultz (Haut-Rhin), à 3 km de Guebwiller où des inscriptions semblables ont été tracées sur les murs d’un collège et d’un lycée, a-t-on appris vendredi auprès de la gendarmerie.
La gendarmerie, chargée de l’enquête sur la mosquée de Soultz, n’a pas établi de lien entre ces événements.
Les gendarmes ont constaté vendredi matin la présence de cinq croix gammées et de tags à caractère raciste tracés au marqueur noir sur les vitrines destinées à l’affichage de la mosquée.
Le président du Conseil régional du culte musulman (CRCM), M. Abdelhaq Nabaoui, a réclamé “une surveillance par caméra de toutes les mosquées d’Alsace”, en exprimant son “effroi” après la découverte de ces “multiples dégradations et inscriptions à caractère raciste et islamophobe”.
Selon M. Nabaoui, qui a lui-même été la cible de menaces de mort, les inscriptions “musulmans hors d’Europe” ou “skinhead forts” ont été probablement tracées dans la nuit de mercredi à jeudi.
“Ces agissements criminels s’ajoutent à de nombreux actes visant directement des Alsaciens de confession musulmane depuis maintenant plusieurs mois, et nous nous inquiétons de voir que ces attaques se multiplient voire se banalisent”, a-t-il ajouté.
“Cela doit cesser. Les autorités judiciaires doivent se mobiliser et tout mettre en oeuvre afin qu’en Alsace et ailleurs cessent ces actes islamophobes et que les coupables soient identifiés et punis avec sévérité”, a continué M. Nabaoui.
Dans la même nuit de mercredi à jeudi, à 3 km de Soultz, 48 croix gammées et des inscriptions à caractère raciste et islamophobe ont été tracées au feutre noir sur les murs du préau du collège Mathias-Grunenwald de Guebwiller (Haut-Rhin), a-t-on appris vendredi de source policière.
Quelques croix gammées, probablement des mêmes auteurs que celles du collège, ont également été tracées sur des murs et des portes du lycée Alfred-Kastler, ainsi que sur des abribus de la commune voisine de Merxheim (Haut-Rhin), a-t-on précisé de source policière.
Ces inscriptions pourraient être une “provocation imbécile” à la présence dans les deux établissements de Guebwiller de classes d’élèves allemands en échange scolaire, selon les enquêteurs.
La communauté musulmane alsacienne a été la cible depuis un an de nombreux actes racistes, avec notamment la profanation de dizaines de tombes musulmanes dans des cimetières de Strasbourg et de Haguenau (Bas-Rhin).
Des mosquées et des commerces musulmans ont également été dégradés par des croix gammées et des tags racistes.
L’Alsace a également été particulièrement touchée par des actes antisémites, avec une série de profanations de tombes juives du cimetière israélite de Herrlisheim (Haut-Rhin) en avril 2004.

AFP - 18 mars 2005 -

La mairie de Bagnolet interdit un débat sur le bilan de la loi contre les signes religieux à l’école.Le collectif Une école pour toutes et tous 93 Sud proteste vivement contre la décision de la mairie de Bagnolet de retirer au dernier moment son autorisation d’utiliser le cinéma municipal pour un meeting-débat au sujet de la loi contre les signes religieux à l’école.
Un meeting largement annoncé depuis plus d’un mois au cinéma municipal a été remis en cause par la décision unanime du bureau municipal, deux jours avant la date prévue pour le débat. Le meeting, « La loi contre les signes religieux à l’école - un an après » devait écouter Mouloud Aounit, secrétaire général du MRAP, ainsi que Gilles Lemaire (élu Vert) Ismahane Chouder (Collectif Féministes pour l’Egalité) et Monique Crinon (Collectif une école pour toutes et tous. Devait également être projeté un film qui donne la parole à des lycéennes exclues pour port de foulard. Un débat avec la salle devait permettre à différentes opinions de s’exprimer, mais aussi d’entendre l’expérience vécue par les premières concernées, les jeunes musulmanes qui ont accepté ou refusé d’enlever leur foulard dans l’enceinte de l’école.
Le collectif a adressé un courrier au maire pour demander des explications. Pour l’instant aucune explication écrite n’a été donnée, mais les membres du collectif ont été informé par M Daniel Bernard, président du groupe socialiste du conseil municipal qu’il n’était pas acceptable de débattre, dans une salle municipale, d’une loi qui a été votée.
Mouloud Aounit et les autres intervenants prévus ont dénoncé cette décision antidémocratique et ont affirmé qu’ils tenaient à être présents jeudi soir à Bagnolet. Le rendez-vous a été maintenu par les organisateurs de la soirée.
« Lors du passage de la loi, le gouvernement a déclaré vouloir que soit établi un bilan de son application. Un an après le vote de la législation, nous avons voulu organiser un débat sur ce bilan. Il est incroyable qu’on n’ait pas le droit de le faire. » a dit John Mullen, un des porte-parole du collectif. « Nous sommes scandalisés qu’une mairie de gauche puisse agir contre toute la tradition de la gauche et refuser de respecter le débat démocratique. Que le maire de Bagnolet ait une autre opinion sur la loi, c’est tout à fait son droit. Nous l’invitons à venir s’exprimer dans le débat, plutôt que tenter de le censurer. »
Christine Delphy, chercheuse et féministe, a fait la déclaration suivante « Il est clair que c’est le sens même de la démocratie qui est atteint … en démocratie, on ne peut violer les lois, mais on peut les contester. Sinon, la peine de mort existerait toujours, la criminalisation de l’avortement aussi, il n’y aurait pas de CMU, ni de RMI … ».
Les organisateurs de la soirée maintiennent le rendez-vous et demande que les gens se déplacent pour défendre le droit au débat démocratique. Rendezvous jeudi 7 avril à 19h au cinéma Cin’Hoche 6 Rue Hoche Bagnolet Metro Galliéni.
06/04/05 - Communiqué de presse Collectif une école pour toutes et pour tous 93 SUD
 
La fête à l’école – mais pas pour tout le monde !
Un nouveau cas de discrimination contre des femmes musulmanes portant le foulard a été constaté à l’école maternelle Anatole France à Montreuil en Seine Saint Denis.
Nathalie Bouguesmia, dont le fils va à cette école, a été informée lundi qu’elle ne pourra pas participer à la fête de l’école, puisqu’elle porte un foulard.
Nathalie, déléguée des parents d’élève et impliquée dans la vie de l’école, est dévastée. «Je n’arrive pas à croire que la fête de l’école puisse être interdite à certaines d’entre nous à cause de nos croyances » a-t-elle déclarée.
John Mullen, porte-parole du collectif Une école pour toutes et tous 93 Sud a fait la déclaration suivante :
« Nous ferons tout ce que nous pouvons pour empêcher cette discrimination d’un autre âge. Le ministre de l’Education lui-même, François Fillon, a déclaré publiquement que la loi interdisant les signes religieux ne s’appliquait aucunement aux parents d’élèves . Cette discrimination est illégale et d’une bassesse incroyable. De plus, la directrice, Mme Potin, refuse de déclarer par écrit ce refus, de peur de se retrouver devant les tribunaux.
Nous refusons que certaines mères soient cantonnées à la maison à cause de leurs pratiques religieuses. Nous voulons que l’école soit un lieu de rencontre et d’échange pour tous – a fortiori le jour de la fête !
Nous demandons à tous de protester auprès de la directrice de l’école et auprès de l’inspection de l’Education nationale pour que de telles pratiques islamophobes ne soient pas acceptées à l’école. »
19/05/2005 - Collectif une école pour toutes et tous 93 Sud
 

Profanation d’une tombe musulmane en Alsace
Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a exprimé son indignation après la profanation d’une tombe musulmane, dans la nuit de samedi à dimanche, au cimetière militaire d’Altkirch en Alsace (nord-est de la France). “Lorsqu’on sait la part prise par les soldats musulmans dans la libération de l’Alsace-Lorraine (…), on ne peut qu’être sidéré par l’inconscience, la haine et l’islamophobie que manifeste cette nouvelle profanation de la tombe d’un soldat musulman tombé pour la France au seul motif qu’il est musulman”, indique un communiqué du CFCM parvenu lundi à MAP-Paris. La stèle de ce soldat musulman qui a donné sa vie pour la libération de la France, a été complètement arrachée et a disparu, précise le communiqué. Le recteur de la mosquée de Paris et président du CFCM, Dalil Boubakeur, a immédiatement dépêché sur place son délégué régional, Kamal Chibout afin de “vérifier et constater cet acte odieux et indicible de vandalisme et de mépris”, ajoute-t-on de même source. Pour les besoins de l’enquête, les services de gendarmerie n’ont pas diffusé l’identité de cet ancien combattant et poursuivent activement les investigations afin de retrouver le ou les auteurs de cet acte de profanation.
26 mai 2005 - http://www.saphirnet.info/breves_5734.html
 

Des inscriptions xénophobes sur la mosquée de Lure
Des croix gammées et des sigles anarchistes ont été dessinés sur les deux façades visibles de la mosquée haut-saônoise.
Les inscriptions ont été tracées à l’aide de bombes noires et grises vraisemblablement dans la nuit du lundi 30 au mardi 31 mai et ne sont pas effaçables. Elles nécessiteront donc de repeindre les façades du bâtiment qui vient d’être rénové : il s’agit de croix gammées d’environ un mètre de haut, de sigles anarchistes ainsi que de slogans racistes
“Le bâtiment est bien éclairé la nuit, on peut penser que les auteurs des tags ont dû aller vite et qu’ils étaient au moins deux” vient de déclarer le procureur de la République de Lure qui a demandé à la gendarmerie de cette sous-préfecture de 10 000 habitants de commencer à entendre les habitants d’un immeuble situé en face de la mosquée et a aussi mandé un expert en graphologie.
Un reponsable de l’association “Comité culture et traditions” qui gère la mosquée a porté plainte.
AFP - 31/05/2005 -
http://www.bfc.france3.fr/info/11083002-fr.php

Liste des actes islamophobes : 1ère partie

Jeudi 6 juillet 2006

Attaque criminelle d’une mosquée
Cette agression intervient au lendemain des délibérations du conseil municipal qui a statué sur la cession du local à l’association gestionnaire des lieux.
Joint par téléphone, Mr GHERGUI Abdel Hakim, a indiqué que : ” environ 15 m2 d’espace ont été brûlés. Le ou les individus sont montés sur le toit de la mosquée en passant par les branches d’un arbre mitoyen avant de jeter un objet incendiaire dans la salle de prière. Nous avons pris des photos et nous avons porté plainte ” a précisé M. GHERGUI.
AmaraBamba
http://www.saphirnet.info, Mardi 31 Décembre 2002
 

Une mosquée visée par un attentat dans la banlieue de Lyon
UN LIEU de culte musulman situé à Rillieux-la-Pape, dans la banlieue nord de Lyon, a été la cible d’un incendie d’origine criminelle dans la nuit du 26 au 27 décembre. Un ou plusieurs individus ont ouvert un vasistas et projeté un produit incendiaire qui a enflammé environ 15 m2 de moquette dans la principale salle de prière. Le feu ne s’est pas propagé grâce à la moquette ignifugée, selon Hakim Chergui, le président de l’association culturelle de la mosquée de Rillieux-la-Pape. Les enquêteurs excluent « pour le moment » tout lien avec le geste de vandalisme contre la grande mosquée de Lyon, aspergée de peinture bleu, blanche et rouge, dans la nuit du 27 au 28 décembre. Lundi, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées devant ce lieu de culte pour dénoncer « l’islamophobie latente » qui règne en France, selon Kamel Kabtane, le recteur de la grande mosquée. La manifestation réunissait des représentants des Eglises chrétiennes et le grand rabbin de Lyon, Richard Wertenschlag, ainsi que de nombreux élus, de droite comme de gauche.
Le Monde – 01 janvier 2003 - http://www.lemonde.fr/web/recherche…4&finannee=2003
 

Deux mosquées sont “visitées” à Nîmes (Gard). Les locaux techniques et les bureaux ont été saccagés et de l’argent dérobé.
11 janvier 2003 -

SIX NOUVELLES mosquées ont subi, ces derniers jours, des agressions.
Selon une enquête menée par le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), des jets de peinture bleue, blanche et rouge ont été perpétrés contre des mosquées de Lille-sud, Nanterre, Bordeaux, Melun, Paris 11e (rue Jean-Pierre Timbaud) et Paris 19e. Ces actions, qui se sont déroulées sur trois jours, samedi 25, dimanche 26 et lundi 27 janvier, ont été revendiquées par un groupuscule d’extrême droite, les comités Canal résistance, sur le site Internet SOS Racaille.
Ce groupe s’était fait connaître en décembre 2002, lors de l’agression similaire qui avait touché la mosquée de Lyon. Le ministère de l’intérieur avoue ne pas être au courant de toutes ces agressions et ne connaître que celle de Melun. Le MRAP, qui dit surveiller de près la production de ce site Internet, avait alerté depuis plusieurs mois le ministère ainsi que l’ensemble des parlementaires sur sa dangerosité.
Le Monde, 1er février 2003
Des dégradations à la mosquée de Quimper
Une enquête de police a été ouverte après le découverte, jeudi 6 février, de deux croix dessinées à la peinture rouge sur des piliers à l’entrée de la mosquée en construction de Quimper (Finistère). Deux autres croix ont été peintes sur les palissades de ce lieu de culte qui avait été l’objet d’un début d’incendie en janvier. Les responsables de la mosquée ont porté plainte. Un fax anonyme adressé au bureau de l’AFP à Rennes annonçait les dégradations dans la matinée du 6 février. « L’Islam ne régnera pas », indiquait le message qui a été envoyé des locaux d’une société créée par Michel Dor, un ancien responsable local du Front national, puis du Mouvement national républicain (MNR). M. Dor a reconnu que le numéro de téléphone relevé sur le fax correspondait bien à ses coordonnées. Il a, cependant, nié toute implication dans cette action. Les enquêteurs n’excluent pas une machination. Après avoir quitté le MNR à l’automne 2002 pour protester contre la stratégie électorale de son président, Bruno Mégret, M. Dor avait suscité la colère de certains sympathisants d’extrême droite.
Le Monde – 9 février 2003 - http://www.lemonde.fr/web/recherche…4&finannee=2003
Un lieu de culte musulman incendié à Nancy
LA POLICE privilégie la piste criminelle après l’incendie qui s’est déclaré dans la nuit du mardi 25 au mercredi 26 mars dans un gymnase faisant office de mosquée, dans le quartier du Haut-du-Lièvre à Nancy. Le feu a démarré peu après 3 heures 30 du matin, alors qu’il n’y avait personne dans le bâtiment. Eteint vers 4 heures 15, il a ravagé une superficie de 200 mètres carrés. Les enquêteurs ont constaté sur place des traces d’effraction. Cet incendie, que la mairie de Nancy tient à « déconnecter du contexte international », intervient le jour même où était prévue avec les différentes associations de la communauté musulmane une réunion sur la nouvelle mosquée de Nancy.
L’agglomération a entrepris une réflexion sur l’implantation d’un nouveau lieu de culte, plus adapté et plus respecteux de la communauté musulmane. Mais, selon certains témoignages, il y aurait autour de la question de la représentativité des associations participant au débat « une petite tension interne ».- (Corresp.)
Le Monde – 27 mars 2003 - http://www.lemonde.fr/web/recherche…4&finannee=2003
Attentat contre la Grande Mosquée de Paris
Une bouteille enflammée a été lancée, dimanche 18 mai en début d’après-midi, en direction d’une porte de la Grande Mosquée de Paris, située place du Puits-de-l’Ermite, dans le 5e arrondissement. Aucun dégât n’a été constaté. L’auteur de ce geste a pris la fuite au volant d’une voiture qui était garée à proximité. La 3e Division de police judiciaire (DPJ) a été saisie de l’enquête
Le Monde – 20 mai 2003 - http://www.lemonde.fr/web/recherche…9&finannee=2003
Plainte contre un tract d’extrême-droite.
Le conseil des communautés juives de Seine-Saint-Denis a décidé de porter plainte contre les auteurs d’un tract distribué, ce week-end, dans un grand nombre de boîtes aux lettres des immeubles de Saint-Denis, Epinay et Villetaneuse.
Ce document intitulé « Français nous vous haïssons » a, selon une source policière, vraisemblablement été rédigé par un groupuscule d’extrême-droite. Les rédacteurs se présentent comme des « Algériens et Arabes » avant de fustiger la France, les Français et la communauté juive.
« Le ton et les formules nous font penser à la littérature d’extrême-droite, telle qu’Unité Radicale, dans le but de monter la population contre la communauté arabo-musulmane », précise l’enquêteur.
Le Parisien, édition Seine-Saint-Denis matin, page 2, mercredi 20 août 2003
Le militant d’extrême droite jugé à Paris.
Florian Scheckler voulait « mourir en martyr » en se faisant exploser dans une mosquée parisienne. Il s’en était vanté auprès de ses amis du mouvement d’extrême droite Unité Radicale et de la mouvance catholique intégriste qu’il fréquentait assidûment. Chez lui, les policiers ont retrouvé des substances explosives et un testament appelant à la « croisade ». Interpellé fin janvier et écroué à la prison de la Santé, Florian Scheckler, presque 30 ans, comparaît aujourd’hui devant la seizième chambre du tribunal correctionnel de Paris. Me Sophie Soria entend demander la relaxe de son client qui encourt entre cinq et sept ans de prison.
Le Parisien, mercredi 10 septembre 2003, page 17
La porte d’une mosquée de Dunkerque cible d’un incendie
DUNKERQUE (AP) - La porte d’une salle de prière musulmane de Dunkerque (Nord) a été incendiée mardi soir sans faire de blessé, a-t-on appris mercredi auprès du commissariat de Dunkerque. Des croix gammées à l’envers ont été inscrites sur la porte qui a été endommagée.
Un produit inflammable a été jeté contre la porte de cette salle de prière de l’association du croissant de l’Islam qui était vide au moment des faits, a précisé la police qui a été prévenue par des riverains.
Des analyses sont en cours pour déterminer la nature du produit et l’enquête a été confiée à la sûreté urbaine de la ville. Les deux croix gammées étaient mal recopiées, inscrites dans le mauvais bon sens, selon la police.
© AP - The Associated Press,. 26 Novembre 2003
Boucherie hallal visée en Corse
Une boucherie hallal a été légèrement endommagée par un attentat à l’explosif dans la nuit de dimanche à lundi à Porto-Vecchio, en Corse-du-Sud. L’attentat n’a été ni revendiqué ni signé. Une inscription “droga fora” (la drogue dehors) a été peinte sur le mur du commerce.”
TF1 - Lundi 01 décembre 2003 - 01h54
Tempête autour de la mosquée
par Stéphane Lavignotte
À quoi joue la mairie de Strasbourg ? Après des années de rebondissements (voir encadré), les 40 000 musulmans de l’agglomération pouvaient enfin espérer voir leur projet de grande mosquée sortir de terre. Patatras ! Un courrier des élus municipaux a tout remis en cause, apparemment. Le 17 novembre, en plein conseil municipal, deux jours après la signature du permis de construire, Catherine Trautmann, ex-maire PS, aujourd’hui dans l’opposition, rendait public un courrier envoyé aux administrateurs de la Grande Mosquée par son successeur, Fabienne Keller et Robert Grossmann, maire délégué (et président de la Communauté urbaine). Le duo pose de curieuses conditions pour la participation financière de la mairie au projet (1). En vrac : ils citent des personnes qu’ils aimeraient voir élues au conseil d’administration ; « les prêches ou sermons (des) imams [doivent se faire] en français et non pas en arabe » ; l’accueil de « cours de religion » pour les enfants est jugé surprenant. Cerise sur le gâteau : « alors que la délinquance se développe à nouveau ces dernières semaines, écrivent les deux élus, votre place à Strasbourg et ce projet de nouvelle mosquée auraient tout de même dû avoir des effets positifs, quant à l’influence de vos responsables sur les populations que vous côtoyez. » Des affirmations qui ont choqué, entre autres, les Églises chrétiennes locales. Ove Ullestad, responsable protestant pour les relations avec l’islam rappelle que « les pouvoirs publics n’ont pas à s’immiscer dans l’organisation du culte. Le choix de la langue pour les prêches est de cet ordre ». Un sujet sensible dans une région où l’allemand et l’alsacien sont utilisés dans les cultes protestants, le yiddish et l’hébreu dans certaines synagogues et même le latin pour un culte catholique traditionnel hebdomadaire…
Que cherche la mairie de Strasbourg par un courrier tellement maladroit qu’il aurait jeté la consternation jusqu’au cabinet de Nicolas Sarkozy ? Faire capoter le projet ? En effet, ordinairement en Alsace, le financement à hauteur de 10 % par la ville ouvre presque automatiquement d’autresaides : 10 % supplémentaire par le Conseil général et encore 10 % par la Région. Un tiers du financement pourraient ainsi être remis en cause. Adderrahim El Heloui, un des initiateurs du projet, a immédiatement fait savoir que « la communauté musulmane pourrait se passer du financement de la mairie ».
Cette pression municipale n’est pas nouvelle. La majorité UMP a déjà fait supprimer du projet les bâtiments prévus pour l’action sociale et les animations culturelles. Elle a aussi fait réduire d’un tiers la surface de la salle de prière, fait en sorte qu’il n’y ait pas de minaret comme il était prévu avec l’ancienne municipalité…
Faut-il chercher une explication plus politicienne ? Lors des dernières législatives, malgré la vague UMP, Robert Grossmann avait échoué de 121 voix face au socialiste Armand Jung (le seul élu de gauche). L’extrême droite alsacienne (pour une fois unie) avait appelé à faire battre celui-ci au second tour. En cause, notamment, un manque de clarté sur le projet de mosquée. Moins de la moitié des voix d’extrême droite du premier tour avait « échappé » à Grossmann. « Est-ce une maladresse ou un gage donné à cette partie de l’électorat à quelques mois de nouvelles échéances ? », s’interroge Gérard Janus, président du mouvement protestant de lutte contre l’extrême droite « Comprendre et s’engager » « Il y a des choses qui ne devraient pas faire l’objet d’enjeux politiciens, comme l’antisémitisme ou la place de l’islam. Et malheureusement, à droite comme à gauche, aucun parti n’échappe à l’instrumentalisation de ces questions », conclut Gérard Janus.
(1) En Alsace-Lorraine où la loi de 1905 ne s’applique pas, 10 % du coût de construction d’un édifice religieux est pris en charge par la collectivité locale.
Témoignage Chrétien, Décembre 2003
Cocktails molotov devant une mosquée : émoi dans la communauté musulmane
Des représentants de la communauté musulmane d’Avignon ont appelé vendredi à manifester contre la multiplication des actes racistes après la découverte jeudi de cocktails molotov devant l’entrée d’une mosquée et d’une association musulmane de la ville.
Le rassemblement de protestation est prévu samedi devant la préfecture du Vaucluse à Avignon, a-t-on indiqué de même source.
“Un autre lieu de culte avait déjà connu un incident similaire. La mosquée de la Rocade (ceinture routière autour des remparts de la Cité des papes, ndlr) a également été cambriolée et plusieurs portes défoncées. On reçoit également des lettres d’injures”, a expliqué à l’AFP Mohamed Moussaoui, imam et vice-président du Conseil régional du culte musulman.
“Ce type d’actes que je peux qualifier +d’islamophobie+ commence à se multiplier et cela nous inquiète. On assiste à un regain d’intolérance et de racisme qui ne vise pas uniquement la communauté musulmane, auquel il faut mettre un terme. Il faut dire d’une voix forte : ces actes sont intolérables”, a-t-il ajouté.
Jeudi matin, quatre cocktails molotov dont la mèche a fait long feu avaient été découverts devant la mosquée Monclar, au sud d’Avignon. Deux autres engins incendiaires avaient également été déposés devant les locaux d’une association musulmane “jeunesse énergie avignonnaise”, dans le quartier de la Croix des oiseaux, sans faire plus de dégât.
Les responsables des deux structures ont porté plainte.
“On voudrait donner un avertissement, qu’on ne s’y prendrait pas autrement”, a estimé un policier surpris par le modus operandi. “Quand on veut perpétrer un attentat, on s’y prend autrement”, a-t-il ajouté.
La Croix - samedi 13 décembre 2003 - http://marseille.naros.info/breve.php3?id_breve=373
Châlons-en-Champagne : Dégradation à la mosquée
« Ca commence par bien faire », s’énerve Djilali Benmohammed, le trésorier de la mosquée Nour El Islam de Châlons-en-Champagne.
L’Union - 26 déc 2003
La blague sinistre des «potaches» fachos à la basilique Saint-Denis
Ils avaient voulu rigoler, mener «une action drôle et amusante». Passer une bonne journée. Ils se sont retrouvés hier devant la 13e chambre du tribunal correctionnel de Bobigny (Seine Saint-Denis). Cinq hommes d’extrême droite poursuivis pour violences avec préméditation, en réunion et avec arme.
Ils étaient militants de l’Union radicale, dissoute en août 2002, après que l’un des leurs, Maxime Brunerie, a tenté de tirer sur Jacques Chirac lors du défilé du 14 juillet 2002. Ils ont rebaptisé leur groupuscule «Unité amicale» par «moquerie vis-à-vis de l’Etat».
Sacrilège. Les cinq, eux, n’avaient pas voulu de violence, ont-ils juré hier. Le 15 septembre 2002, en compagnie d’une dizaine d’autres militants qui n’ont pas été arrêtés, ils ont pris pour cible le curé de la basilique de Saint-Denis, le père Bernard Berger, 70 ans, parce qu’il avait accueilli des sans-papiers dans son église. «Collabo de l’immigration», le prêtre avait abrité des «musulmans dans une basilique royale», ce qui constituait, à leurs yeux, une offense à l’histoire de France et une «profanation» de la nécropole des rois.(NDLR : « à bas l’Islam », Le Parisien Ed. Seine-St-Denis, mardi 2 mars 2004) Le religieux méritait d’être «entartré», à la façon du comique belge Noël Gaudin. Ils avaient prévu de mener l’action avant l’office, pour ne pas commettre de sacrilège, a tenu à préciser, hier, le plus âgé de la bande. Hervé Lalin, 37 ans, professeur au chômage, s’est plaint qu’après les «ignobles calomnies» publiées sur son compte par les journaux, il n’a «plus aucun espoir de trouver un emploi dans la fonction publique». A son domicile, les policiers ont déniché des K7 de chants de Waffen SS, des tracts comme «L’extrême droite, c’est hypercool». Et une intrigante liste de personnalités. Régis Debray, Bertrand Delanoë, Philippe Sollers, Bertrand Poirot-Delpech. Hervé Lalin a expliqué hier que, faute d’emploi dans l’Education nationale, il a été «agent de sécurité» aux éditions Gallimard.
C’est Hervé Lalin qui a piloté l’action. Il a couvert le prêtre de mousse à raser et, avec un petit pistolet à eau, a inondé sa chasuble d’eau et d’encre. Marc Maregiano-Koenig, 25 ans, étudiant en sciences politiques, lecteur de Nietzsche, a pris les photos de l’événement qui ont été diffusées sur Internet. Chez lui, les enquêteurs ont trouvé des croix gammées et des tracts sur «La France qui perd, la France qui pue». Il ne voulait pas d’action violente : «Je ne suis pas un terroriste», a assuré cet homme en veste de cuir. Ce jour-là, il voulait «rigoler». En jean et capuchon dans le dos, Rémi Margueritte, 29 ans, agent d’entretien sans emploi, est le seul à avoir dit qu’il connaissait Maxime Brunerie. Lui a aspergé le curé de gaz lacrymogène, au moment où le sacristain et un paroissien se portaient au secours du religieux. Stéphane Malachwiej, 27 ans, logisticien, et Guillaume Duchesne, 28 ans, surveillant pénitentiaire à la prison de Melun, se sont connus au collège. Ils sont militants, encartés chez Bruno Mégret. En laissant des tracts dans la basilique, «le curé s’est pris une tarte dans la gueule. Franchement, il l’a bien méritée. Avis aux amateurs», ils ont voulu faire rire.
«Très choqué». La procureure a rappelé que le vieux père Berger avait été «très choqué», restant un moment sans réaction. Elle n’a vu que de la «pure violence» dans cette «blague», et a réclamé de 4 à 12 mois de prison avec sursis.
La défense a décrit une «affaire de potaches», en s’insurgeant contre un «procès politique». Jugement le 4 mars. Brigitte VITAL-DURAND
Libération, mardi 2 mars 2004, http://www.liberation.fr/page.php?Article=182723
PARIS, 5 mars (AFP) - Incendie de mosquées en Haute Savoie: Perben demande une sévérité maximum
Le ministre de la Justice Dominique Perben a demandé vendredi au parquet une sévérité maximum après l’incendie de deux mosquées en Haute-Savoie, a indiqué la Chancellerie.
M. Perben a demandé au procureur général que cette infraction tombe sous le coup de la loi de février 2003 qui double le maximum de la peine encourue en cas de motivation raciste, a-t-on indiqué de même source.
Selon cette loi, le maximum de la peine pour destruction par incendie ou explosif, passe de 10 à 20 ans de prison.
Les deux incendies volontaires ont détruit une salle de prière à Seynod (Haute-Savoie) et endommagé la chaufferie de la mosquée d’Annecy.
La Croix, samedi 6 mars 2004,
http://www.la-croix.com/afp/index.j…1000&rubId=1295

Discriminations scandaleuses
par Michel Cool
Deux lieux de culte musulman ont été victimes d’incendies criminels la semaine passée à Annecy (Haute-Savoie). En une nuit et à quelques heures d’intervalles. Une nuit effrayante de feux racistes, comme la croix celtique, emblématique de l’extrême droite, dessinée sur le mur d’un des édifices, paraît l’indiquer. Si les flammes n’ont que partiellement abîmé le local technique de la mosquée, elles ont, par contre, ravagé la chaire à prêcher, les tapis et les livres de la salle de prière de la banlieue annecienne de Seynod. « Ce n’est pas un acte de vandalisme, c’est un attentat. Or, aucune personnalité politique de premier plan n’est là », a déploré Kamel Kabtane, président du conseil régional du culte musulman (CRCM). Trois cents personnes avaient manifesté en silence le 6 mars devant le sanctuaire incendié. Un représentant catholique local était présent, mais aucune personnalité politique de la ville, du département ou de la région. Cette absence a été ressentie comme du mépris par les Français arabo-musulmans locaux, pratiquants ou non. Les réactions tardives des pouvoirs publics n’en ont que plus alourdi les cœurs et les rancœurs, alors que la France connaît depuis plusieurs mois une recrudescence d’actes islamophobes.
L’enquête que nous publions n’allègera pas le mal-être profond de nos compatriotes qui, parce que leurs noms fleurent la Méditerranée ou la brousse africaine, continuent à être considérés comme des citoyens de seconde zone, dans la société française. Moins de 3 % des candidats issus des Dom-Tom ou d’origine étrangère sont en position éligible sur les listes pour les régionales. Cette discrimination négative est un scandale ! La droite avait promis monts et merveilles en arrivant au pouvoir. Elle avait même innové en nommant deux secrétaires d’État d’extraction arabe. À deux semaines du premier tour, les « beurs » exclus de ses listes ruent dans les brancards. Les plus déçus appellent au vote sanction. La gauche sauve l’honneur. Les communistes et les socialistes ont fait un effort pour métisser leurs candidatures. Mais les militants politiques et associatifs qui ont mené d’arrache-pied ce « combat culturel » confessent avoir remporté une victoire à la Pyrrhus. Il leur a fallu, en effet, déjouer les calculs électoralistes et clientélistes de circonstance. Ils ont dû négocier et ramer jusqu’à la dernière minute avant la clôture définitive des listes. Pour repeindre la République aux couleurs réelles de la France, ouvrir les portes des mairies et des assemblées ne suffira pas. Il faudra aussi ouvrir les mentalités, changer la politique, démocratiser les partis ! Car le paysage actuel décrit par Karim Bourtel est tout simplement surréaliste : « À ce jour, relève-t-il, la France ne compte aucun sénateur ou député issu de l’immigration. Ils sont 4 sur 1 829 à siéger dans les conseils régionaux et, dans le meilleur des scénarios, ils seront une cinquantaine fin mars. »
Les attentats racistes et la discrimination négative aux élections qui visent ces citoyens à part entière, ne souffrent aucune excuse ni omission d’une République laïque qui vient de manifester solennellement par une loi sa fidélité aux valeurs de tolérance et d’égalité. « Avant que nous soyons issus de l’immigration ou de l’islam, nous sommes comme tout Français, d’abord issus de nos parents », rappelle Hakim El Ghissassi, directeur du magazine La Medina. Il est grand temps de répondre à l’envie de vivre ensemble partagée par des millions de Français d’origines différentes. La majorité silencieuse. Il est temps d’accorder les violons de la République à leurs voix pour faire vibrer une symphonie démocratique.
Témoignage Chrétien – 10 mars 2004 http://www.temoignagechretien.fr/jo…099&categ=Edito

Une citoyenne musulmane empêchée de voter
Dimanche 21 mars, lors du vote pour le renouvellement des sièges des conseils régionaux, Madame Toufiq, habitante de la ville d’Argenteuil (Val-d’Oise) s’est vue interdire l’accès au bureau de vote n°19 afin d’accomplir son devoir de citoyenne par la personne en charge de l’urne. Le CCIF condamne fermement cette acte discriminatoire islamophobe qui procède d’une volonté de nier à Mme Toufiq sa qualité de citoyenne en l’empêchant d’exercer son devoir civique. Ces dénis du droit ne sauraient être tolérés davantage, ils résultent d’une campagne médiatico-politique tous azimuts contre l’islam et les musulmans visant à les stigmatiser et les placer en marge de la société. Le CCIF exige de l’Etat d’agir concrètement afin que cesse l’islamophobie dans notre pays et que son intervention ne se limite pas à de symboliques discours de fermeté, il doit véritablement être intransigeant envers les semeurs de haine. Le CCIF dénombre des cas d’islamophobie de plus en plus nombreux chaque jour dans notre pays. Ces faits sont vérifiables dans tous les domaines de la vie et touchent particulièrement les femmes. Le courage doit l’emporter sur la peur, c’est pourquoi le CCIF appelle toutes les victimes de ces actes lâches à témoigner de ce qu’elles subissent et à porter plainte lorsque cela est nécessaire.
Collectif Contre l’Islamophobie en France – 23 mars 2004 - http://www.islamophobie.net/
 
Deux lieux de culte musulman pris pour cibles
Un engin incendiaire a été lancé, dans la nuit du mardi 30 au mercredi 31 mars, contre la grande mosquée de Creil (Oise), provoquant des dégâts limités. L’engin, un bidon contenant du white-spirit muni d’un chiffon en guise de mèche, a été jeté en pleine nuit face à l’entrée principale de la mosquée. Le feu a été rapidement éteint par plusieurs jeunes gens qui se trouvaient sur les lieux et l’incident n’a laissé qu’une trace noire sur le sol.
Dans la nuit du dimanche 28 au lundi 29 mars, des inconnus avaient lancé un engin incendiaire sur un lieu de culte musulman situé à l’intérieur d’une usine, à Vecqueville (Haute-Marne), provoquant de légers dégâts. Le lieu de prière avait fait l’objet de tags à caractère raciste en février.
Le Monde – 2 avril 2004 - http://www.lemonde.fr/web/recherche…ge=10&nb_art=38
L’armée et l’Islam
Pour la première fois, un chargé de mission spécialiste de l’islam va être nommé auprès du chef d’état-major des armées, le général Henti Bentégeat. Officiellement, le but est d’aménager au mieux les rapports entre l’armée professionnelle et cette religion, de très nombreux engagés étant « musulmans ». Officieusement, certains stratèges s’inquièteraient d’une éventuelle montée de l’islamisme dans les casernes.
Le Parisien Samedi 10 avril 2004 p.4
Une salle de prière musulmane vandalisée à Haguenau
HAGUENAU (AP) — Une enquête de police a été ouverte après les actes de vandalisme dont a été la cible l’une des deux salles de prière musulmanes de Haguenau (Bas-Rhin) au cours de la nuit de mercredi à jeudi, apprend-on de source policière.
Une poubelle avait été placée devant la porte d’entrée de l’édifice, une ancienne morgue mise à la disposition de la communauté islamique par la mairie. Le feu mis au conteneur a endommagé la porte d’entrée. Les tags, notamment des croix gammées, ont été dessinés sous le porche.
L’année dernière, l’Association culturelle islamique de Haguenau avait reçu une lettre anonyme contenant des propos xénophobes.
La porte-parole du Parti socialiste Annick Lepetit a «condamné vigoureusement» dans un communiqué cette profanation. «Nous demandons au gouvernement français une détermination sans faille pour condamner ces actes scandaleux» et «rechercher les coupables», écrit-elle.
Le NouvelObs – jeudi 16 avril 2004 - http://permanent.nouvelobs.com/soci…P5390.html?1303
Croix gammées sur le portail d’une mosquée de Strasbourg
STRASBOURG (AFP) - Des croix gammées ont été tracées dans la nuit de lundi à mardi sur le portail d’une mosquée de Strasbourg, a-t-on appris de source policière.
Une inscription “morts au arabe” (sic) a également été apposée sur un mur d’enceinte de cette mosquée du quartier de la Meinau, fréquentée en majorité par la communauté turque.
Deux poubelles extérieures ont été incendiées sans causer de dégâts au bâtiment. L’imam de la mosquée, qui réside sur place, a entendu du bruit vers 02h00 et a pu éteindre le feu, ont précisé lors d’une conférence de presse les responsables de la mosquée Eyyub Sultan, qui ont déposé plainte.
“Nous condamnons cet acte inacceptable, qui n’est pas le premier malheureusement”, a déclaré le porte-parole de la mosquée, Cengiz Dogan.
“Cet acte odieux vise la communauté musulmane dans son ensemble et s’inscrit dans un climat local dans lequel des actes de nature raciste et islamophobe se multiplient”, a ajouté Abdelhaq Nabaoui, président du conseil régional du culte musulman d’Alsace, qui a énuméré plusieurs événements “similaires” ces dernières semaines dans la région.
La semaine dernière, une mosquée de Haguenau (Bas-Rhin) avait été victime d’une tentative d’incendie et deux croix gammées avaient été tracées sur le bâtiment.
Une entreprise de pompes funèbres de Oberhausbergen, près de Strasbourg, a également fait l’objet la semaine dernière d’une tentative d’incendie et d’inscrition de croix gammées, selon M. Nabaoui.
Enfin, début avril, cinq pierres tombales –quatre musulmanes et une juive– du cimetière militaire du quartier strasbourgeois de Cronenbourg ont été profanées, notamment par l’inscription de croix gammées.
L’express – mardi 20 avril 2004 - http://www.lexpress.fr/info/infojou…que=france&1630
Le Club Averroes lance un appel à boycotter le colloque du Haut Conseil à l’Intégration sur la diversité dans les médias
Par le Club Averroès
Nous journalistes, producteurs, comédiens, scénaristes, artistes… tous membres du Club AVERROES* tenons à réagir vivement aux propos « discriminants » tenus par Mme Blandine Kriegel, Présidente du Haut Conseil à l’Intégration (HCI), le 18 mars dernier à l’Elysée.
Sur la question de la discrimination qui pèse sur les journalistes issus de l’immigration, l’analyse de Madame Blandine Kriegel est simpliste : « certains journalistes français issus de l’immigration maghrébine sont confrontés à la discrimination, sans doute parce qu’ils sont proches des tendances islamistes.. »
Une réunion en vue de l’organisation par le HCI, d’un Colloque sur la Diversité Culturelle dans les médias audiovisuels s’est tenue en compagnie des membres du Club Averroes. Déballage malencontreux ? acte isolé ? ou aveu d’une véritable « suspicion » à l’égard des jeunes Français de culture musulmane ?
La question subsiste car la remarque de Madame Kriegel fait suite aux positions clairement islamophobes de Claude Imbert.
Il est ahurissant de constater que des Intellectuels, nommés par le Président de la République, puissent tenir des propos aussi scandaleux alors que la mission première du HCI est de favoriser une meilleure intégration des minorités dans notre pays.
Ces propos, récurrents et insidieux, démontrent que l’amalgame qui est fait entre les Français de culture musulmane et les intégristes est toujours présent, et qu’il est plus que jamais ancré au HCI.
Aujourd’hui les déclarations malheureuses du HCI minent la conduite d’une bonne politique d’intégration en France des populations d’origine étrangères. Des dérives qui font que cette institution a perdu aujourd’hui toute crédibilité et donc toute légitimité à l’égard de ceux qu’ils sont censés représenter.
Le Club Averroes qui depuis 7 ans mène une action en profondeur sur un sujet sensible comme la diversité dans les médias français, déplore que le HCI ait davantage le souci de canaliser les « énergies » que celui d’organiser l’expression libre des sensibilités dans un débat essentiel pour la cohésion nationale. C’est pourquoi les membres du Club AVERROES ont décidé de boycotter ce colloque…tout en se réservant le droit d’une participation alternative.
Oumma.com – jeudi 22 avril 2004
Sept agressions racistes contre les musulmans d’Alsace
Par Marine JOBERT
«Pour ne pas échauffer les esprits, on n’en parlera pas à la prière», assure le recteur d’une des mosquées de Strasbourg. Mais «l’inquiétude» est là, chez tous les membres de la communauté musulmane alsacienne, trois semaines après le début d’une série de sept agressions non élucidées contre des lieux de culte, des commerces ou des lieux fréquentés par des musulmans. Le conseil régional du culte musulman (CRCM) appelle à un rassemblement ce samedi après-midi à 15 heures, place Kléber à Strasbourg, «pour dire à ceux qui ont commis ces actes que la communauté et l’ensemble des Strasbourgeois ne tolèrent pas leurs idées fascistes et nazies», explique Abdellah Boussouf, vice-président du CRCM.
Au début du mois, cinq pierres tombales d’anciens combattants de la Deuxième Guerre mondiale ­ quatre sépultures musulmanes, une sépulture juive ­ sont profanées par des croix gammées au cimetière militaire de Cronenbourg. Le 15 avril, la mosquée d’Haguenau, essentiellement fréquentées par des Marocains, manque de partir en fumée et deux croix gammées sont retrouvées sur la façade. Dans les jours qui suivent, les seules pompes funèbres musulmanes de la région sont aussi visées par un début d’incendie. Au feutre, sur la façade, encore des croix gammées.
Même scénario le 19 avril à la mosquée la plus fréquentée d’Alsace, nommée Ayyoub Sultan, dans le quartier de la Meinau, où 4 000 fidèles d’origine turque se rassemblent chaque vendredi. Des murs de l’université sont également couverts d’insultes contre la communauté musulmane. Jeudi, des insultes antiarabes et islamophobes ­ «Islam dehors», «Mort aux Arabes» ­ sont retrouvées dans la cage d’escalier d’un immeuble de l’Elsau, avant qu’une épicerie halal, tenue par un Algérien, soit dévastée par un incendie à Koenigshoffen.
Personne n’a été interpellé encore, mais les regards se tournent vers des sympathisants de l’extrême droite, qui a rassemblé un tiers des votants au premier tour des régionales. «On ne veut pas dire que les Alsaciens sont des racistes ou des islamophobes, insiste Abdellah Boussouf. Mais on a cultivé la peur pendant la campagne.» Des représentants des Eglises catholique, protestante, luthérienne, réformée, évangélique, orthodoxe et anglicane ont condamné les agressions, ainsi que la communauté juive.
Libération – 24 avril 2004 - http://www.liberation.fr/page.php?Article=199434&AG
Nouvelle attaque contre des mosquées
Dans la nuit de vendredi à samedi à Alençon, trois lieux de culte musulman, dont la mosquée située au quartier Saint-Léonard (mais aussi les locaux rue Jean-Mantelet et rue Michelet à Perseigne) ont fait l’objet de dégradations diverses : vitres brisées, portes détériorées, etc…
L’émotion est d’autant plus forte que dans la semaine précédant ces exactions, un communiqué en forme de mise en demeure est arrivé dans la boîte à lettres de certains commerçants de Perseigne d origine étrangère. Communiqué envoyé à la presse et signé d un mystérieux CDFP, inconnu au fichier officiel des associations, se targuant d être le Collectif de défense des Français de Perseigne. Les services de la préfecture n’écartent aucune hypothèse et pour l’heure, les communautés musulmanes prônent la sérénité.
Source nordsarthe.com.
Oumma.com – mardi 27 avril 2004
Une future mosquée turque cible de dégradations dans la Loire
SAINT-ETIENNE (AP) — Un bâtiment qui doit accueillir une mosquée turque à Saint-Just-Saint-Rambert (Loire) a été la cible de dégradations dans la nuit de vendredi à samedi, a-t-on appris lundi de source judiciaire.
Les responsables de l’Association culturelle et sportive turque de Saint-Just-Saint-Rambert, abritant la mosquée qui doit être inaugurée le mois prochain, ont déposé plainte auprès de la gendarmerie après la découverte d’inscriptions injurieuses et racistes, ainsi que des croix gammées dessinées sur la façade de l’édifice, dont une fenêtre a été brisée et une porte incendiée.
Les membres de cette association à caractère social, créée en 1976 dans cette ville de l’agglomération stéphanoise, sont réputés calmes et ne posent pas de problèmes de voisinage, précisait-on de même source. AP
Le Nouvel Obs – 3 mai 2004


Brigitte Bardot au tribunal jeudi pour provocation raciste
PARIS (AFP),
le 05-05-2004
Brigitte Bardot, déjà reconnue coupable dans le passé de provocation à la haine raciale, est de nouveau poursuivie jeudi pour des écrits présumés racistes dans son ouvrage pamphlétaire paru en mai 2003 aux éditions du Rocher, “Un cri dans le silence”.
Selon son secrétariat à la Fondation Brigitte Bardot, celle qui s’illustre désormais dans la défense des animaux entend bien se présenter à partir de 13H30 devant les juges de la 17e chambre du tribunal chargés de l’affaire.
Ces poursuites, qui visent aussi les éditeurs de l’ex-égérie du cinéma français, sont intentées par le MRAP et la Ligue des droits de l’Homme (LDH), qui estiment notamment que “le racisme n’est pas une opinion en France mais un délit” et que Mme Bardot est une “multirécidiviste”.
Dans son assignation à comparaître, la MRAP vise notamment le passage suivant : “On n’a plus le droit d’être scandalisé quand des clandestins ou des gueux profanent et prennent d’assaut nos églises pour les transformer en porcheries humaines, chiant derrière l’autel, pissant contre les colonnes, étalant leurs odeurs nauséabondes sous les voûtes sacrées des choeurs”.
“Je suis contre l’islamisation de la France ! Cette allégeance obligatoire, cette soumission forcée me dégoûtent… nos aïeux, les anciens, nos grands-pères, nos pères, ont donné leur vie depuis des siècles pour chasser les envahisseurs successifs”, écrit encore l’ancienne actrice.
Autre passage visé par la plainte : “Nous voilà réduits à tirer une fierté politiquement correcte à nous mélanger, à brasser nos gênes, à faire allégeance de nos souches afin de laisser croiser à jamais nos descendances par des prédominances laïques ou religieuses fanatiquement issues de nos antagonismes les plus viscéraux”.
Pour le MRAP, “de tels propos renferment sans aucune équivoque une véritable provocation à la haine et à la discrimination raciale”.
En octobre 2001, la Cour de cassation avait déjà définitivement reconnu coupable Brigitte Bardot de provocation à la haine ou à la violence raciales pour un texte intitulé “Lettre ouverte à ma France perdue”.
Dans cet écrit, elle critiquait le nombre d’immigrés musulmans en France, leurs pratiques d’égorgement des moutons lors de l’Aïd-el-Kébir et le nombre de mosquées “pendant que nos clochers d’églises se taisent faute de curés”, se demandant si elle n’allait pas devoir quitter la France, faute d’y trouver “le respect et l’estime qui (lui) sont quotidiennement refusés”.
AFP – 5 mai 2004 -
http://actu.voila.fr/Article/articl…5.ciwc8kx5.html
Mourad, poil à gratter du maire de Villemomble
L’agent d’entretien n’entretenait pas sa barbe. Le tribunal administratif de Cergy (95) va faire connaître « dans les prochains jours » son jugement dans le conflit qui oppose la mairie de Villemomble (93) à un ex-employé de la piscine municipale. Mourad Lamsanes, musulman, a été licencié début avril pour avoir refusé de tailler sa barbe. « Le port du masque de protection, indispensable pour manier le chlore, est incompatible avec une barbe fournie », fait valoir le maire (UMP) Patrice Calméjane. « L’expression d’une conviction religieuse ne peut être tolérée dans une piscine municipale ouverte à tous les publics », ajoute par ailleurs le maire. « Il s’agit d’un affichage ostensible de signe religieux », plaide l’avocat de la ville.
« M. Lamsanes est grosso modo maghrébin, porte grosso modo une barbe, est grosso modo musulman, donc c’est un terroriste », ironise Me Stéphane Maujendre, qui défend l’agent d’entretien. Son client se dit d’ailleurs victime de « racisme religieux ». « Il est clair que le masque employé est incompatible avec une barbe, reconnaît l’avocat. Mais il existe des cagoules, qui ont la même fonction et que M. Lamsanes n’a jamais refusé de porter », rétorque celui-ci.
20 minutes - Mercredi 19 mai 2004
Le domicile d’un responsable musulman vandalisé à Strasbourg
STRASBOURG (Reuters) - Des inscriptions néonazies ont été découvertes lundi matin près du domicile d’un membre du Conseil régional du culte musulman d’Alsace, a-t-on appris de source policière et préfectorale.
Une poubelle a également été incendiée contre le mur de sa maison, qui a été noirci. Les faits se seraient produits entre 06H00 et 06H30 du matin.
Alerté par l’odeur de la fumée, Aziz El Alaouani, qui habite une maison individuelle dans le quartier de Cronenbourg, est sorti et a découvert sur le mur des croix gammées ainsi que des inscriptions “Heil Hitler” et “Elsass Frei” (Alsace libre).
La police judiciaire a été saisie de l’enquête. Le sous-préfet de permanence, Jacques Witkowski, s’est entretenu avec Aziz El Alaouani pour lui exprimer sa solidarité.
“Nous lui avons exprimé notre totale réprobation et notre condamnation de ces faits”, a-il indiqué à Reuters, précisant avoir donné pour instruction à la police de mobiliser “tous les moyens nécessaires” pour mener à bien cette enquête.
Cette agression s’ajoute à une liste importante d’actions racistes visant les communautés musulmane et juive en Alsace depuis deux mois.
Des croix gammées ont été apposées courant avril sur plusieurs mosquées et autres lieux habités par des musulmans à Haguenau et Strasbourg, dans le Bas-Rhin. Ces actes étaient le plus souvent accompagnés de feux de poubelles.
Le 30 avril, des croix gammées et des slogans nazis étaient découverts dans le cimetière juif de Herrlisheim (Haut-Rhin) où 127 tombes étaient profanées.
Deux jours plus tard, un cimetière chrétien, à Niederhaslach (Bas-Rhin), était à son tour souillé par des symboles nazis.
Reuters – 31 mai 2004
Graffitis néo-nazis au collège
Dix graffitis racistes et néo-nazis ont été découverts hier sous le préau du collège du Nonnenbruch à Lutterbach. Une enquête pour apologie de crimes contre l’humanité a été ouverte.
Il était un peu plus de 7 h mardi matin quand l’agent chargé de l’entretien de ce collège qui accueille 640 élèves a donné l’alerte en découvrant sur les murs du préau et sur le sol une dizaine de tags. Réalisées avec des bombes de peinture bleue et noire, les inscriptions mesurant pour certaines 30 cm de haut et1 m de large étaient des slogans racistes anti-arabes, anti-noirs, et des slogans à la gloire de Hitler.
Des graffitis suffisamment scandaleux pour que, dans un contexte de multiplication d’actes racistes en Alsace, le sous-préfet de Mulhouse, Jean-Claude Fonta, le procureur de la République, Régis Delorme, le commandant de la compagnie de gendarmerie de Mulhouse, le capitaine Vincent, et le maire de Lutterbach, André Clad, se rendent sur place tandis que la principale, Fabienne Rusterholtz, effectuait une première information auprès des élèves (lire ci dessous).
La cellule Herrlisheim associée
« Il s’agit de tags de caractère nazi essentiellement à vocation raciste, pas antisémite », a précisé le procureur mulhousien, « ils ont été commis entre samedi et lundi, vraisemblablement lundi soir ». Evoquant une affaire voisine survenue ce week-end à Leimbach, près de Thann, et jugée le matin même à Mulhouse (lire plus bas), Regis Delorme a dénoncé « un phénomène de propagation depuis la profanation du cimetière juif d’Herrlisheim, un phénomène d’entraînement relativement inquiétant qui concerne un certain nombre de jeunes ».
L’enquête a été confiée aux gendarmes de Lutterbach, de la brigade de recherche de Mulhouse et de la brigade de recherche départementale de Colmar. Les techniciens d’investigation criminelle sont venus photographier les tags. « La cellule d’investigation constituée après Herrlisheim va travailler sur l’ensemble de ces faits », a encore précisé le procureur, « des études sont en cours pour savoir si des rapprochements concernant la peinture utilisée, les écritures ou les fautes, peuvent être réalisés », a t-il ajouté, bien que cette hypothèse ne soit pas, a priori, privilégiée.
Parallèlement donc, la gendarmerie a commencé une enquête de voisinage sur les allées et venues du week-end et une enquête au sein du collège pour identifier des jeunes ayant des problèmes disciplinaires ou professant des propos ouvertement racistes. L’apologie de crimes contre l’humanité expose les taggeurs à une peine maximale de cinq ans de prison.
Dernières nouvelles d’Alsace – 2 juin 2004
Inscriptions racistes dans un collège du Haut-Rhin: 2 adolescents arrêtés
Deux adolescents de 14 ans ont été placés en garde-à-vue jeudi dans l’enquête sur des inscriptions pro-nazies et racistes taguées au cours du week-end de la Pentecôte sous le préau d’un collège de Lutterbach, près de Mulhouse (Haut-Rhin), a-t-on appris auprès de la gendarmerie et du parquet de Mulhouse.
Les deux adolescents ont reconnu avoir inscrit les mots “Hitler on t’aime”, “Hitler nous t’attendons”, “les nègres au four”, “vive la France” ainsi qu’une croix gammée à l’aide de bombes de peinture noire et bleue.
Ils ont expliqué qu’ils étaient “racistes”, qu’il y avait “trop d’Arabes” dans leur collège, et qu’ils avait agi en réaction aux inscriptions “mort aux flics” taguées selon eux par ces mêmes Arabes, a précisé le parquet de Mulhouse.
Les deux jeunes ont également indiqué qu’ils avaient été inspirés par les nombreux incidents et inscriptions à caractère raciste qui se sont multipliés ces dernières semaines en Alsace, notamment la profanation de 127 tombes, le 30 avril dernier, dans le cimetière juif de Herrlisheim, près de Colmar.
Ils seront présentés vendredi au parquet des mineurs de Mulhouse qui va les poursuivre pour apologie de crime contre l’humanité et dégradation de bien public.
Un troisième adolescent, également arrêté jeudi, a été mis hors de cause.
AFP – 4 juin 2004
Trois tombes musulmanes détériorées dans un cimetière marseillais
Trois tombes musulmanes ont été dégradées dans un cimetière marseillais et des croix gammées, faites de gravillons, ont été laissées à proximité des sépultures, a-t-on appris mercredi de source policière. La profanation a été constatée vers 15h00 par le gardien du cimetière du Canet, dans le nord de Marseille. Des plaques commémoratives avaient également été brisées. Le dessin des croix gammées était erroné. Les tombes n’étaient pas dans un carré spécifiquement musulman mais réparties au milieu de tombes chrétiennes. Le préfet délégué à la sécurité Bernard Squarcini s’est rendu sur place en fin d’après-midi “afin d’exprimer l’émotion de l’Etat à l’égard de la communauté musulmane”, a indiqué la préfecture dans un communiqué. Le sénateur-maire UMP de Marseille, Jean-Claude Gaudin, a “condamné avec la plus grande fermeté”, ces actes “odieux et intolérables”, en disant “partager l’émotion de la communauté musulmane”. Dans un communiqué, M. Gaudin précise qu’il “suivra avec beaucoup d’attention le déroulement de l’enquête judiciaire” qui, “espère-t-il”, “permettra d’identifier et de punir sévèrement les responsables de ces actes honteux et barbares”.
France 3 – 9 juin 2004
Plusieurs dizaines de tombes musulmanes profanées à Strasbourg
Plusieurs dizaines de tombes musulmanes ont été profanées par des inscriptions néo-nazies dans la nuit de dimanche à lundi dans un cimetière de Strasbourg, a-t-on appris auprès de la police et du Conseil régional du culte musulman (CRCM). Les dégradations, des croix gammées et des inscriptions “HH” (pour “Heil Hitler” et “88″ (signe néo-nazi) ont été découvertes lundi matin dans le carré musulman du cimetière de la Meinau, au sud de l’agglomération strasbourgeoise. La communauté musulmane de Strasbourg a fait l’objet depuis début avril d’une série de dégradations et graffitis à caractère raciste: croix gammées et inscription “mort aux Arabes” sur un magasin d’alimentation tenu par un musulman, mosquées dégradées par des croix gammées et des tags racistes, entreprise de pompes funèbres musulmane profanée. La communauté juive d’Alsace a également été touchée à plusieurs reprises par des dégradations antisémites, notamment dans le cimetière juif d’Herrlisheim, près de Colmar, où 127 tombes ont été profanées fin avril.
AFP – 14 juin 2004
Tirs contre une mosquée près de Valenciennes
LILLE - Un impact de balle de gros calibre a été relevé vendredi matin dans la porte d’une mosquée d’Escaudain, près de Valenciennes (Nord), et deux autres dans une vitre, a-t-on appris de source policière.
C’est l’imam de la mosquée qui a découvert, en arrivant en ce jour de prière pour les musulmans, les impacts de balles et des injures à caractère raciste peintes sur un mur de l’édifice.
Des voisins ont dit aux policiers avoir entendu vers 1h00 du matin des bruits ressemblant à des coups de feu puis le démarrage en trombe d’une voiture.
Dans un communiqué publié vendredi matin, le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap) a exigé “des sanctions” contre les responsables de tels actes.
Le Mrap rappelle que cet acte n’est pas isolé mais que depuis plusieurs semaines des cimetières et des lieux de culte ont été pris pour cible.
Samedi dernier, la mosquée de Lens, dans le Pas-de-Calais, avait été souillée par des inscriptions xénophobes.
Libération – 18 juin 2004
Des inscriptions racistes et une croix gammée taguées sur la mosquée de Lens
Une croix gammée et des inscriptions racistes faisant référence à Hitler ont été taguées le week-end dernier sur la mosquée de Lens (Pas-de-Calais).
France 3 – 17 juin 2004
A Saint-Claude, le maire cherche des têtes de Turcs
Dans une lettre adressée à Sarkozy, l’édile se plaignait de mille maux attribués aux immigrés. Ses élucubrations rendues publiques, il est poursuivi par SOS Racisme.
Pour un peu, il ne se serait rien passé à Saint-Claude, sous-préfecture du Jura, 12 798 habitants, dont, selon les comptes de la préfecture, 2 643 étrangers au 31 mars 2004. A peine un incident sur une lettre «contestable sur la forme mais pas sur le fond», dit son auteur, Jean-Louis Millet, maire de la ville et tête de la liste de Philippe de Villiers pour l’Est aux élections européennes du 13 juin. Les affiches du «vicomte» et de son «Non à la Turquie à l’Europe» fleurissent sur les routes du Jura.
«Prêts à 0 %». Jean-Louis Millet avait adressé le courrier le 1er octobre dernier au ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy, avec copies en préfecture et en sous-préfecture. L’édile y lançait «un cri d’alarme face à l’afflux continuel et numériquement important de nouveaux arrivants d’origine turque et musulmane». Il accusait la communauté turque d’entretenir «une économie souterraine criminelle reposant sur le trafic de drogue». Pour faire bonne mesure, il signalait que cette communauté tentait d’acquérir «tout ce qui peut se vendre dans la ville, colonisant littéralement la cité», grâce, notamment, à des «prêts à 0 %», concédés par le gouvernement turc «via les mosquées».
«J’ai voulu réveiller le ministre sur la question de l’immigration, se justifie aujourd’hui Jean-Louis Millet. Il faut dénoncer l’incurie des politiques de droite comme de gauche qui ont refusé de traiter l’immigration autrement que par la démagogie. On est ridicule quand on n’est pas capable d’expulser définitivement l’imam de Vénissieux.» Sa missive n’était qu’un «cri d’alarme» censé rester «confidentiel». «Mon courrier a été clandestinement intercepté par une personne qui voulait créer du désordre public», s’insurge Jean-Louis Millet qui a porté plainte. Sa lettre a circulé sous le manteau à Saint-Claude, sur des sites Internet, avant d’atterrir dans la boîte aux lettres de l’association franco-turque de Saint-Claude, qui regroupe six cents adhérents de la région. «Cette lettre a résonné comme une insulte, raconte Mustafa Ozer, vice-président de l’association. Avec trois autres membres, on est allés demander au maire pourquoi il l’avait écrite. Il nous a dit que des gens étaient venus lui parler du prêt à taux zéro. Il s’est excusé. On lui a répondu que ça ne suffisait pas.»
Le 26 mars, le maire s’est rendu à la mosquée pour s’expliquer publiquement, en présence du consul de Turquie, qui a qualifié les prêts à taux zéro de «pure invention». «J’ai formulé des regrets», affirme Millet qui s’est justifié dans une lettre au président de l’association. «Votre communauté estimant être injustement stigmatisée a pu légitimement se sentir blessée, écrit-t-il. Il est évident que nombre d’impératifs tenant au respect des règles et modes de vie de la France sont incontournables. C’est une question de politesse élémentaire vis-à-vis des traditions de la terre d’accueil que de faire obligation naturelle à tout individu séjournant dans une autre nation de se conformer aux usages du pays dont il est l’hôte.» Le maire martèle dans son bureau : «Dans une mosquée, je me déchausse ; si je vais dans un pays où il faut mettre une djellaba, je le ferai.»
Relogement. «Avec cette logique, ce sont les Turcs honnêtes qui sont obligés de se justifier», analyse Francis Lahaut, l’ancien maire communiste de Saint-Claude, battu par Millet en 2001. En 1997, Lahaut a fait voter la destruction des vieilles cités d’urgence de la Patience et le relogement des locataires majoritairement turcs dans des conditions plus décentes. «On disait de moi que j’aimais trop les étrangers. Si on remonte dans l’histoire de Saint-Claude, on est pourtant tous des étrangers. Il y a les Italiens. Puis sont venus les Espagnols, les Portugais, les Maghrébins, les Turcs et les Laotiens.»
En vingt ans d’existence dans le Jura, SOS Racisme n’avait jamais été confronté à une telle lettre. «On a eu des discriminations au logement. Mais jamais de tels écrits pensés par un élu. Au début, on a cru à une provocation», explique Patrick Neitz, responsable départemental du mouvement. SOS Racisme a porté plainte pour «injure publique à caractère raciste, incitation publique à la haine raciale et diffamation publique à caractère raciste». «Tu prends la lettre, tu enlèves le mot turc, tu mets le mot juif à la place et tu tombes dans la pire période de notre histoire», dit encore Patrick Neitz.
Pour le maire de Saint-Claude, il n’y a pas de hasard dans le calendrier de la plainte de SOS Racisme. Selon lui, c’était la semaine où il a dévoilé sa candidature aux élections européennes : «SOS Racisme est arrivé après la bataille. Désormais, on bosse ensemble avec la communauté turque, on a un programme de travail et de réunions. On est très constructifs.»
Aujourd’hui, deux pétitions circulent. Celle des citoyens «qui refusent d’être associés à des propos racistes» affiche environ 600 signatures, tandis que l’autre liste en faveur de Jean-Louis Millet revendique «2 000 supporteurs, dont vingt commerçants». «Je me suis fait l’écho des questions des gens de la rue», affirme le maire. «C’est toujours la même histoire, tempête Lakhdar, un pilier de SOS Racisme dans le Jura. Avant, on critiquait les immigrés qui envoyaient leur argent au bled ; maintenant on leur reproche d’investir en France.» Emrullah Turcel est secrétaire de l’association franco-turque : «Les Turcs réussissent car ils bossent. Avant, ils envoyaient leurs sous en Turquie ou les mettaient sous leur matelas. La deuxième génération, c’est-à-dire nous, investit ici. Nos parents nous donnent leur argent pour acheter des maisons. Les gens voient arriver des biffetons, ils se disent que c’est l’argent de la drogue. Moi, dans les années 80, j’allais à l’école dans un vieux jeans rapiécé parce que ma famille économisait. Quand je me suis marié, je suis resté chez mes parents qui m’ont ensuite aidé pour devenir propriétaire.» Un commerçant turc se désole : «Je travaille de 10 h 30 à 1 h du matin. Pour refaire mon commerce, j’ai acheté ici, ça fait bosser les commerces, les usines. Il faudrait mieux que j’achète en Turquie ?»
Marché. «A Saint-Claude, le marché du samedi ne fonctionnerait pas sans la clientèle immigrée», estime Pierre Gresset, instituteur. Il s’est fendu d’une tribune libre dans un journal local «pour donner une bonne image de sa ville, où il fait bon vivre, et qui s’est faite grâce aux immigrations successives». Au passage, il énonce quelques questions passées sous silence par le maire : «Les Français acceptent-ils facilement les travaux postés à basse qualification ? Qui occupe les travaux très pénibles dans le bâtiment ?» A la sortie de l’école, Pierre Gresset «voit des parents lui dire : “Regarde les Turcs, ils roulent en 4 x 4″. Je leur réponds : “Tu voudrais qu’ils circulent avec un âne et une charrette ?”»
Dans l’artère principale de Saint-Claude, un commerçant d’origine turque a racheté, l’année dernière, la pâtisserie la Bonbonnière, une institution locale qu’il a rebaptisée «salon de thé Istanbul». Jean-Louis Millet aurait souhaité qu’il l’appelle autrement. «Pourquoi pas la pâtisserie du Mont-Bayard ?», avance-t-il en référence à la hauteur qui domine la ville. Le candidat villiériste aurait trouvé qu’il y aurait eu là «un effort d’intégration». Jacky DURAND
Libération – 11 juin 2004
Environ 50 tombes musulmanes profanées au cimetière militaire de Haguenau
STRASBOURG (AFP) - Une cinquantaine de tombes musulmanes ont été profanées dans la nuit de mercredi à jeudi dans le cimetière militaire de Haguenau (Bas-Rhin), a-t-on appris auprès de la police.
Aucune indication n’a pu être immédiatement obtenue sur la nature des dégradations commises, la police se contentant d’indiquer que les tombes étaient celles de “soldats musulmans”.
Des locaux de la communauté musulmane de Strasbourg ont fait l’objet depuis début avril d’une série de dégradations et graffitis à caractère raciste : croix gammées et inscription “mort aux Arabes” sur un magasin d’alimentation tenu par un musulman, mosquées dégradées par des croix gammées et des tags racistes, entreprise de pompes funèbres musulmane profanée.
Une cinquantaine de tombes musulmanes avaient déjà été profanées par des inscriptions néo-nazies dans la nuit du 13 au 14 juin dans un cimetière de Strasbourg.
La communauté juive d’Alsace a également été touchée à plusieurs reprises et des dégradations ont été commises, notamment dans le cimetière juif d’Herrlisheim, près de Colmar, où 127 tombes ont été profanées fin avril.
AFP – 24 juin 2004
La mosquée de Nanterre recouverte d’inscriptions xénophobes
NANTERRE (AFP - 22:38) - La mosquée de Nanterre (Hauts-de-Seine) a été recouverte d’inscriptions xénophobes dans la nuit de samedi à dimanche, a annoncé dimanche la préfecture des Hauts-de-Seine.
Selon la préfecture, c’est dimanche matin que les policiers du commissariat ont relevé trois inscriptions de 6 m sur 2,50 m, tracées à l’aide d’une bombe de peinture sur le mur de l’édifice religieux.
“Partez de la même façon que nous avons quitté l’Algérie” ou “Le Pen : la solution”, ont ainsi relevé les policiers sur le mur de la mosquée.
Ce nouvel acte xénophobe intervient après une série d’actes qui ont récemment visé la communauté musulmane, comme la profanation (inscriptions racistes, croix gammées et sigles nazis tracés à l’encre rouge) d’une cinquantaine de tombes musulmanes au cimetière militaire de Haguenau (Bas-Rhin), après celle d’une cinquantaine de tombes musulmanes dans un cimetière de Strasbourg, ou encore des coups de feu tirés et croix gammées dessinées contre la mosquée d’Escaudain, près de Valenciennes (Nord) et des inscriptions racistes taguées sur la mosquée de Lens (Pas-de-Calais).
Vendredi, Nicolas Sarkozy, ministre de l’Economie et président UMP du conseil général des Hauts-de-Seine, avait effectué une visite à la mosquée de Nanterre pour réaffirmer le lien qui existe entre la République française et l’islam.
La communauté musulmane de Nanterre, contacté par l’AFP, n’a pas manqué de faire lien entre cette inscription et la visite du ministre. “C’est la première fois que cela se produit et la mosquée est vraiment un endroit très tranquille”, a souligné Ouassua Hamchoui, proche du recteur.
“Nous sommes très étonnés et blessés par cet acte. C’est sans doute une réaction après la visite du ministre”, a-t-elle ajouté.
Interrogé par l’AFP, M. Sarkozy a affirmé qu’aucun lien ne pouvait être effectué entre “ces tags racistes et xénophobes et la venue d’une personnalité” telle que lui.
Lors d’une allocution dimanche à la synagogue d’Issy-les-Moulineaux, le ministre a comparé les actes antisémites avec les inscriptions xénophobes sur la façade de la mosquée de Nanterre.
“Il n’y a rien qui ne ressemble plus à un acte antisémite qu’un acte raciste et xénophobe. On ne peut pas les accepter. Il faut les regarder en face et les combattre “, a-t-il déclaré.
L’Express – 27 juin 2004
Attaque de la mosquée de Vigneux (91)
Jeudi 1 Juillet 2004
Communiqué de l’ACMV
L’ACMV (association culturelle musulmane de Vigneux) s’associe à L’AJV (association des jeunes vigneusiens) pour dénoncer avec vigueur l’attaque et l’acte de vandalisme perpétré, dans l’après-midi du 28 juin 2004, au sein du siège de ces dernières, qui constitue un lieu de culte et de travail.
En effet, nos locaux ont fait l’objet de dégradations, par projection sur la moquette du sol et de la tapisserie murale, ainsi que sur les sanitaires, de produits de couleur noirâtre, et d’une forte odeur de liquide inflammable.
L’auteur de cet acte odieux a été surpris en flagrant délit par l’une des trois jeunes filles faisant partie de l’association des jeunes vigneusiens qui se trouvaient dans le bureau avoisinant les deux salles de prières. L’individu en question a immédiatement pris la fuite. La police alertée, s’est rendue sur les lieux pour constater les faits.
Quel que soit le motif, acte islamophobe ou acte isolé, l’ACMV et l’AJV, avec l’ensemble de la communauté musulmane de vigneux, expriment leur inquiétude et leur indignation face à de tels agissements à l’encontre de lieux de cultes supposés êtres sacrés.
Nous alertons les pouvoirs publics sur la gravité de la situation devant la multiplication de tels actes.
Par la même occasion, nous tenons à saluer la réaction du maire de la ville de vigneux, qui s’est déplacé sur les lieux, pour nous exprimer son soutien sans faille.
Le président
Ould Mohamed Ezdine
Vigneux le 29 juin 2004
Saphirinfo – Juin 2004
Recrudescence des actes anti-musulmans
Une recrudescence d’actes racistes visant la communauté musulmane a été enregistrée au mois de juin, particulièrement dans le Nord et l’Est. Voici un point sur ces actes.
Lens, le 12 juin
Une croix gammée et des inscriptions racistes faisant référence à Hitler ont été taguées le week-end du 12-13 juin sur la mosquée de Lens (Pas-de-Calais). Les inscriptions, “Mort aux islamistes” et “Hitler vous aurez (sic) gazés, vive la race pure SS 881488″, ont été découvertes sur un mur extérieur de la mosquée, gérée par une association marocaine. Les inscriptions, s’étalant sur une dizaine de mètres, ont été tracées à l’aide d’une bombe de couleur noire ainsi qu’une croix gammée au-dessus de la porte d’entrée. Elles ont été nettoyées depuis.
Strasbourg, le 13 juin
Plusieurs dizaines de tombes musulmanes ont été profanées par des inscriptions néo-nazies dans la nuit du 13 au 14 juin dans un cimetière de Strasbourg. Les dégradations, des croix gammées et des inscriptions “HH” (pour “Heil Hitler” et “88″ (signe néo-nazi voulant dire HH, h étant la 8e lettre de l’alphabet) ont été découvertes dans le carré musulman du cimetière de la Meinau, au sud de l’agglomération strasbourgeoise.
Marseille, le 9 juin
Trois tombes musulmanes ont été dégradées le 9 juin dans un cimetière marseillais et des croix gammées, faites de gravillons, laissées à proximité des sépultures. La profanation a été constatée par le gardien du cimetière du Canet, dans le nord de Marseille. Des plaques commémoratives avaient également été brisées. Le dessin des croix gammées était erroné. Les tombes n’étaient pas dans un carré spécifiquement musulman mais réparties au milieu de tombes chrétiennes.
Lutterbach (Haut-Rhin), le 1er juin
Deux adolescents de 14 ans, accusés d’avoir tagué des inscriptions racistes et pro-nazies le 1er juin sous le préau d’un collège de Lutterbach (Haut-Rhin) ont été mis en examen le 4 juin par le juge des enfants de Mulhouse notamment pour apologie de crime contre l’humanité. Les deux adolescents ont reconnu avoir inscrit au cours du week-end de la Pentecôte les mots “Hitler on t’aime”, “Hitler nous t’attendons”, “les nègres au four”, “vive la France” ainsi qu’une croix gammée à l’aide de bombes de peinture noire et bleue.
http://archquo.nouvelobs.com/cgi/id…&debut=20040605
 
Inscriptions nazies près d’un lieu de culte musulman en Alsace
STRASBOURG - Une croix gammée et un signe “SS” ont été découverts à proximité d’une salle de prière musulmane du quartier de Cronenbourg à Strasbourg, apprend-on auprès des services de police.
Les inscriptions seraient anciennes, selon la police, qui explique leur signalement récent par le “contexte” actuel en Alsace.
Depuis le mois d’avril, plus d’une dizaine de lieux de culte et de cimetières de la région ont été visés par des inscriptions à caractère nazi. Les profanations ont touché majoritairement des symboles musulmans, mais aussi le cimetière juif de Herrlisheim (Haut-Rhin) ou le cimetière chrétien de Niederhaslach (Bas-Rhin).
Libération – 20 juillet 2004 - http://www.liberation.fr/page.php?Article=224978
A Creil, sept filles voilées à la porte du bowling
Cinq ont déposé plainte pour discrimination liée à un caractère religieux. La direction assure qu’elles peuvent désormais entrer.
Comme un retour aux sources pour le voile islamique. Quinze ans après l’affaire du foulard de Creil, où pour la première fois en France trois collégiennes avaient été exclues de leur établissement, l’étoffe fait de nouveau parler d’elle dans l’agglomération creilloise. Mais au bowling de Saint-Maximin, cette fois. A seulement quelques centaines de mètres du collège qui avait défrayé la chronique en 1989, sept musulmanes âgées de 18 à 26 ans s’en sont fait interdire l’entrée, ce week-end.
«Les couvre-chefs sont interdits ici, si vous voulez entrer, vous enlevez votre voile», les aurait prévenues le vigile en les voyant arriver sur le parking. Refus catégorique des jeunes femmes, qui demandent à parler à un responsable. Mais malgré l’intervention en direct du Collectif contre l’islamophobie en France, qui téléphone au bowling, les sept jeunes filles ne peuvent franchir la porte d’entrée.
«C’est stipulé sur un panneau que nous n’acceptons pas les personnes en short, en jogging ou avec une casquette, se justifie le directeur de l’établissement. Nous sommes en droit de sélectionner notre clientèle par rapport à sa tenue et nous ne le faisons pas en fonction de signes religieux.»
Parmi les sept musulmanes, deux étaient d’ailleurs déjà venues jouer voilées à ce même endroit dans un passé récent. «Je n’avais eu aucun problème, se souvient Leïla Louati, une Creilloise de 26 ans. Mais, ce jour-là, il n’y avait personne dans le bowling alors que, vendredi, il y avait beaucoup de monde. J’ai eu l’impression que cela les gênait vis-à-vis de leur clientèle.»
Le directeur confirme à demi-mot cette analyse: «Nous avons un règlement intérieur qui tient compte des tenues vestimentaires et c’est une manière pour nous de filtrer la clientèle “néfaste” par rapport aux gens qui nous font gagner de l’argent. Mais nous connaissons la loi et nous savons que nous n’avons pas le droit d’interdire l’entrée à cause d’un signe religieux. Il n’y a eu aucune discrimination. On a des employés qui sont musulmans, d’autres qui ne le sont pas et, de toute façon, ce n’est pas dans notre intérêt de refuser du monde pour n’importe quel motif.»
Cinq des sept jeunes femmes ont malgré tout déposé plainte dès vendredi après-midi à la gendarmerie de Creil pour discrimination liée à un caractère religieux. Des militaires se sont déplacés au bowling samedi matin mais les responsables des lieux les avaient informés dès la veille que les clientes voilées seraient autorisées à jouer si elles se présentaient à nouveau à l’entrée. Le parquet du tribunal de Senlis pourrait donc passer l’éponge sur cette «maladresse».
Avant de décider s’ils engagent ou non des poursuites judiciaires, les magistrats préfèrent toutefois attendre les conclusions de l’enquête de gendarmerie.
Leïla Louati semble, de son côté, déterminée : «Je ne laisserai pas tomber cette histoire, il faut que tout le monde comprenne que c’est contraire à la loi, s’emporte la jeune femme, soutenue par le Collectif contre l’islamophobie en France. On va se constituer partie civile pour que l’enquête ne s’arrête pas.» L’envie d’en découdre.
Libération – 20 juillet 2004 - http://www.liberation.fr/page.php?Article=224908
Des slogans nazis découverts dans la Somme
Plusieurs inscriptions racistes ont été découvertes mardi dans des communes de la Somme.
Des croix gammées, l’inscription “Hitler” et des slogans xénophobes ont été tracées à la peinture dans la nuit de lundi à mardi, notamment sur des murs et des panneaux, dans un rayon d’une quinzaine de kms autour de la commune de Doullens.
Un supermarché de Doullens a notamment été visé. Le mur d’une propriété privée et des panneaux de signalisation ont été tagués à Gézaincourt, Hem-Hardinval et Bretel. Le slogan “White power” (Pouvoir blanc) a été inscrit sur la salle de sport de Bouquemaison.
Les enquêteurs privilégiaient mardi la piste d’un groupe de jeunes délinquants de la région.
Des croix gammées avaient déjà été taguées il y a une quinzaine de jours dans la région.
France 3 – 30 juillet 2004 -
http://www.nord.france3.fr/info/3489534-fr.php
France: quinze tombes militaires musulmanes profanées à Strasbourg
PARIS (AFP - 11:34) - Quinze stèles de tombes musulmanes “ont été souillées par des inscriptions et des graffitis” dans le cimetière militaire du quartier Cronenbourg à Strasbourg dans la nuit de jeudi à vendredi, a annoncé le ministère de l’Intérieur dans un communiqué.
Les dégradations et graffitis à caractère raciste et antisémite se sont multipliés ces derniers mois en Alsace.
Le ministre de l’Intérieur Dominique de Villepin “condamne avec la plus grande fermeté les profanations commises la nuit dernière sur des tombes musulmanes du cimetière militaire du quartier Cronenbourg à Strasbourg, où quinze stèles ont été souillées par des inscriptions et des graffitis”, selon le communiqué.
“D’ores et déjà, tous les moyens sont mobilisés pour identifier et poursuivre les auteurs de cet acte d’une particulière gravité”, poursuit le ministère. Le préfet de la Région Alsace doit se rendre sur les lieux.
“Le ministre exprime sa solidarité à l’égard de la communauté musulmane et des associations des anciens combattants touchés par ce nouvel acte de vandalisme”, selon le texte.
Déjà, il y a un mois et demi, des croix gammées et autres signes néo-nazis avaient été découverts sur une cinquantaine de tombes musulmanes d’un cimetière militaire, à Haguenau, en Alsace
La profanation concernait des sépultures de soldats morts pour la France, pour la plupart des tirailleurs marocains tombés lors de la libération de l’Alsace entre décembre 1944 et février 1945. Cinquante-cinq stèles au total ont été dégradées : sept ont été renversées et 48 ont été souillées à la peinture rouge de croix gammées, de croix celtiques, de signes “SS” ou de l’inscription “HVE junior”.
Cette dernière inscription fait référence à l’Association patriotique alsacienne (”Heimattreue Vereinigung Elsass”, HVE), un groupuscule clandestin dissous en septembre 1993 en raison de ses liens avec des organisations néo-nazies européennes, notamment un mouvement allemand.
06/08/2004 – l’Express - http://www.lexpress.fr/info/infojou…0806093714&1134

Trois tombes musulmanes taguées dans un cimetière de l’Yonne
DIJON (AP) — Trois tombes du carré musulman du cimetière de Migennes (Yonne) ont été profanées dans la nuit de dimanche à lundi, a-t-on appris mardi auprès de la préfecture de l’Yonne. Des individus ont tracé sur celles-ci des graffitis néo-nazis, des croix gammées et des sigles SS à la peinture blanche.
Ce cimetière, dont le carré musulman compte 18 tombes, avait déjà fait l’objet de profanations une semaine auparavant, le 2 août. Quarante-huit tombes avaient alors été vandalisées: plaques brisées, pierres tombales renversées et canettes de bière jonchant les allées. Les deux auteurs présumés de ces faits ont été interpellés et écroués le 5 août.
Cette fois, «la concomitance nous laisse à penser qu’il s’agit davantage de faits crapuleux que d’actes délibérément xénophobes», a expliqué Frédéric Périssat, secrétaire général de la préfecture de l’Yonne. «Nous sommes assez circonspects et étudions toutes les pistes». L’enquête a été confiée au commissariat de Migennes. AP
10 août 2004 – Le Nouvel Observateur -
” Phineas ” bientôt mis en examen
[…]” Il est méthodique, structuré, et se déclare ouvertement et viscéralement anti-arabe, a déclaré Xavier Richaud. Il avait le sentiment d’un envahissement et voulait réveiller la conscience des mouvements néo-nazis et les inciter à agir à leur tour. ” Constatant que l’agression de Villeurbanne, commise le 5 août, n’avait eu aucun retentissement, Michaël Tronchon aurait décidé de profaner le cimetière juif de Lyon, le 9 août, pour susciter davantage d’articles de presse.[…]
L’Humanité – 17 août 2004 –
http://www.humanite.presse.fr/journal/2004-08-17/2004-08-17-398896

La dernière victime de Phineas identifiée
Phineas n’avait pas menti. Avant de se rendre aux policiers de la Goutte-d’Or à Paris, celui qui avait attaqué un homme maghrébin puis profané un cimetière juif à Lyon a aussi agressé un musulman dans la capitale, vendredi, à coups de hachette. Les enquêteurs en ont d’abord douté, ne retrouvant aucune victime. Mais la police judiciaire parisienne a épluché les sorties des sapeurs-pompiers et retrouvé une intervention correspondant à la date et au lieu mentionnés par Michael T. Vendredi 13, veille de sa reddition, le garçon a traîné autour de la gare de Lyon, avec l’intention délibérée d’attaquer «un musulman», son seul critère d’après les déclarations qu’il a faites. Vers 23 h 30, selon le parquet de Paris, il a choisi un homme portant barbe et djellaba. Il l’a suivi rue de Charenton, avec l’intention de lui «fendre le crâne en deux».
Libération – 20 août 2004 - http://www.liberation.fr/page.php?Article=232104
 
Appel au meurtre contre le président du CRCM d’Alsace
Le président du Conseil régional du culte musulman d’Alsace, Abdelhaq Nabaoui, a été la cible d’un appel au meurtre dimanche, deux mois après avoir déjà été l’objet de menaces de mort.
L e président du Conseil régional du culte musulman (CRCM) d’Alsace, Abdelhaq Nabaoui, a été la cible d’un appel au meurtre dimanche, deux mois après avoir déjà été l’objet de menaces de mort, a-t-on appris lundi auprès de l’intéressé.
L’inscription “A mort Nabaoui” ainsi qu’”une grande croix gammée” ont été tracées sur la façade du cabinet médical de l’épouse de M. Nabaoui, situé dans un quartier périphérique de Strasbourg.
M. Nabaoui avait déjà été l’objet d’un appel au meurtre en juin lorsque plus de cinquante tombes musulmanes avaient été profanées par des inscriptions néo-nazies dans le cimetière de la Meinau à Strasbourg.
“A mort Nabaoui” avait été inscrit sur un mur placé derrière des tombes profanées, accompagné des inscriptions “Sieg Heil”, “quitter (sic) l’Alsace”, “race blanche”, “white power” et “Adolf”. Un graffiti visait également le président du Conseil régional d’Alsace Adrien Zeller (UMP).
“Il n’y a pas de sécurité”
“C’est la deuxième fois qu’ils me menacent. Mais il ne faut pas tomber dans le piège d’avoir peur et de vouloir quitter le pays”, a déclaré M. Nabaoui, qui a porté plainte et reçu des messages de solidarité, notamment du ministère de l’Intérieur et du président du Conseil français du culte musulman, Dalil Boubakeur.
“Cela devient insupportable, il n’y a pas de sécurité. Ce que je demande, c’est des choses concrètes face à cette montée catastrophique d’actes racistes et antisémites”, a ajouté M. Nabaoui, qui ne souhaitait pas alerter les médias pour ne pas faire de “publicité à des criminels”.
L’information a été révélée par une lettre de M. Boubakeur adressée lundi à la présidence du CRCM.
Les actes racistes à l’encontre des communautés musulmane et juive, dont une série de profanations de cimetières, se sont multipliés ces derniers mois en Alsace.
La dernière profanation avait visé début août quinze tombes musulmanes du cimetière militaire de Strasbourg-Cronenbourg souillées par des inscriptions néo-nazies.
Le Nouvel Observateur – 24 août 2004 -